
À l’approche de leur déplacement à Toulouse, le Castres Olympique porte encore les stigmates d’une soirée douloureuse. Le 6 avril dernier, les Tarnais ont connu un revers cinglant, s’inclinant lourdement 52 à 6 au Stadium.
Une défaite marquante, qui reste gravée dans les mémoires, et dont Xavier Sadourny reconnaît pleinement la responsabilité.
Dans un entretien accordé à La Dépêche, il confesse :
« Très honnêtement, j’avais très mal préparé ce match à Toulouse la semaine qui précédait. On était passé à travers. J’avais zappé cette notion de derby. Il y avait tout un contexte, le Stadium… On y était arrivé comme un match normal alors que ce n’en est pas un. »
Cette défaite, la plus sévère qu’ait connue le CO à Toulouse, a profondément blessé l’orgueil du club.
Le manager castrais prend ses responsabilités avec franchise :
« Oui car l’ego a pris un coup puisqu’on a concédé la plus lourde défaite à Toulouse pour le Castres Olympique. On avait fait tourner. Je m’étais trompé. Le lundi, mea culpa et on est reparti au boulot. On avait bien débriefé et su rebondir. Maintenant, c’est un autre contexte, une autre histoire, dans un autre stade, même si c’est à Toulouse. J’ai envie de dire qu’on a mieux préparé le match mais ça ne garantit rien. »
Cette fois, pas question de laisser filer l’occasion. Malgré une série de trois rencontres éprouvantes et la réception imminente du Racing 92, le staff a décidé de ne pas procéder à un turnover important.
L’équipe prévue pour le match de samedi soir (21h, Canal+) sera compétitive, avec seulement quelques modifications pour optimiser les temps de jeu et maintenir une saine concurrence au sein du groupe.
Dans les coulisses, la pression est palpable. Paul Jedrasiak, arrivé la saison dernière en provenance de Clermont, a rapidement perçu à quel point ce derby revêtait une dimension particulière.
« On veut montrer un visage différent. Pas en fanfaronnant avant le match dans les médias car on sait que ce sera compliqué. La semaine précédent Toulouse ne ressemble à aucune autre. Tu sens la pression avec les supporters. Quand tu vas faire tes courses, on te parle de ce week-end. On te dit : ‘Alors, t’es prêt ?’ »
Conscients que chaque détail peut faire la différence, les Castrais ont modifié leurs habitudes : cette fois-ci, ils prendront la route pour Toulouse le jour même du match. « L’an dernier, on est parti la veille et on en a pris 50. Là, on va partir le jour même. C’est tout, ça ne va pas plus loin que ça », confie l’entraîneur avec un sourire.
Le message est limpide : Castres refuse désormais de subir. Le club nourrit l’espoir d’un derby placé sous le signe de la revanche.







