
Fred Quercy, troisième ligne de Montauban, se trouve une nouvelle fois au cœur d’une controverse au sein du rugby français.
Au début du mois de septembre, le joueur montalbanais s’est montré très critique envers Fabien Galthié, le sélectionneur du XV de France, lors d’une interview donnée à Rugby Pass.
La semaine dernière, la Fédération Française de Rugby (FFR) a pris la décision de suspendre la licence de Fred Quercy, mesure qui a été levée jeudi.
Contacté par Midi Libre, Sylvain Deroeux, secrétaire général de la FFR, a indiqué être à l’initiative de cette suspension.
Il assure avoir agi de manière indépendante, sans subir aucune influence de la part du sélectionneur Fabien Galthié ou du président de la Fédération, Florian Grill. Extrait :
« C’est moi, en tant que secrétaire général de la Fédération, qui en ai parlé au président, Florian Grill. Et j’ai pris cette décision sans aucune pression de Florian ou de Fabien Galthié, contrairement à ce qu’on peut lire. »
Pour lui, Fred Quercy a franchi une ligne rouge. Extrait :
« On a considéré qu’il avait franchi la limite de la liberté d’expression, qu’il en était arrivé à de l’injure médiatique. Les propos ne sont pas tolérables. Donc, comme on le fait pour un tas de dossiers, on a saisi la commission de discipline de la Fédération française de rugby. »
Il tient à maintenir une position ferme sur cette affaire. Extrait :
« On peut avoir peur de ce qui peut être dit, pensé, interprété, écrit ou lu. Et de l’autre, il y a des règlements à faire respecter. Ça fait deux ans et quatre mois que je suis secrétaire général, que je veux faire respecter les règlements. Que ce soit Quercy, Galthié ou les autres, j’ai le même prisme. Les conséquences, on les gérera. Pour nous, ce qu’avait dit Fred, ce n’était pas acceptable. On n’est pas sur un commentaire dans un club-house ou une confession de vestiaire, on est dans une conférence de presse. »
Par ailleurs, il déclare qu’aucune tolérance ne sera accordée à l’avenir. Extrait :
« La Fédération a trop payé des interventions d’élus déplacées pour ne pas intervenir. Aujourd’hui, c’est terminé. Ce n’est pas parce qu’un dossier peut avoir des conséquences médiatiques qu’il ne fallait pas le faire. Ce n’est pas l’affaire du siècle, il ne faut pas non plus y mettre trop d’émotions. »







