
Le président de l’Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti s’est longuement confié dans les colonnes du journal La Dépêche.
Ce-dernier a notamment donné son avis sur les crédits internationaux accordés aux clubs qui mettent à disposition des joueurs à l’équipe de France.
Pour rappel, pour chaque joueur international Français mis à la disposition du XV de France, le club concerné perçoit 180 000 euros de crédit sur son Salary Cap.
Ce système permet au Stade-Toulousain de voir son Salary Cap exploser avec souvent plus de 10 joueurs convoqués chez les Bleus.
Laurent Marti a donné son avis sur le sujet :
« C’est un sujet délicat et il ne faut surtout pas réfléchir en fonction de l’instant T. Parce que la vérité d’aujourd’hui, ce n’est pas celle dans cinq ans. Qui vous dit que dans cinq ans, le Stade Toulousain aura autant d’internationaux ? Et qui vous dit qu’un autre club n’en aura pas presque autant ? Donc c’est pour ça qu’il faut avoir une vision globale et prendre de la hauteur.
Le Stade Toulousain, aujourd’hui, a un salary cap bien plus important que ses concurrents (13,5 M€ pour Toulouse, 12,1 M€ pour La Rochelle, 11,9 M€ pour l’UBB, NDLR). Il se l’est gagné. Il n’a pas violé le règlement. C’est le règlement qui lui permet. La seule chose, c’est que ce règlement vous enferme dans un système où, si vous avez beaucoup d’internationaux, vous avez plus de salary cap, et donc de masse salariale que vos concurrents. Et en même temps, vous recevez plus d’argent de la Ligue, puisque vous avez de meilleurs résultats.
Ce à quoi on doit réfléchir, c’est est-ce que ce système ne permet pas de créer trop de différences. Je le redis, différences méritées, mais qui, quand même, peuvent fausser à terme l’équité sportive du championnat. Et en même temps, il ne faut pas non plus bannir la méritocratie parce que le Stade a gagné. Le Stade ne s’est pas bâti en recrutant des mecs à coups de millions. Il les a pour la plupart formés ou recrutés plutôt jeunes.
Donc on doit trouver un juste milieu entre un règlement aujourd’hui qui peut-être peut amener à certains excès et à trop de différences, et en même temps maintenir la méritocratie pour les clubs qui travaillent bien et qui auront donc plus de salary cap que les autres. Il y a un équilibre à trouver. »
Dans la foulée, Laurent Marti a parlé de la prime de 500 000 euros octroyée aux champions de France et d’Europe. Extrait:
« Celle-ci, vous savez à quoi elle sert ? Elle vous sert à payer les bonus aux joueurs. En tout cas, pour l’UBB, c’était ça. Elle ne donne pas du salary cap supplémentaire, elle vous sert à payer les bonus et du coup, à ne pas sortir du salary cap que vous aviez établi. Donc je pense que c’est une bonne mesure. »







