À mi-parcours du Top 14, le Racing 92 reste au contact des leaders. Classé 7e dans un peloton très serré, le club francilien dispose d’un effectif presque au complet et d’un calendrier favorable, lui offrant une belle opportunité pour intégrer le wagon de tête.
« Janvier, février, sur ces deux mois-là, il y a peut-être une fenêtre pour s’installer et avoir un peu plus de visibilité pour la suite », souligne le manager Patrice Collazo avant le déplacement à Bordeaux samedi soir (21h). Ce début d’année 2026 pourrait en effet sceller l’avenir du Racing.
Au 1er janvier, les Ciel et Blanc pointent à la 7e place, un point derrière le Stade Français (4e) et deux devant Clermont (11e). Ils figurent parmi les rares équipes à avoir joué davantage à l’extérieur (7 matchs) qu’à domicile (6). Avec un bilan parfait à la maison et une victoire à Perpignan, leurs 7 succès (soit un de plus que le Stade Français) laissaient entrevoir mieux. Mais la perte de nombreux bonus les prive pour l’instant d’une place dans le top 6.
**Un groupe presque au complet**
Les Racingmen abordent les mois d’hiver dans des conditions optimales, avec un groupe quasiment au complet. Peu affecté par les doublons, seul Gaël Fickou est assuré d’une place dans le groupe des 42 joueurs français convoqués pour le Tournoi des 6 Nations. Feleti Kaitu’u, Ibrahim Diallo et Max Spring restent à l’infirmerie mais leur retour est attendu d’ici début février. Un avantage considérable face aux concurrents comme le RC Toulon, privé d’une dizaine de joueurs, ou La Rochelle, qui en compte près d’une quinzaine.
Autre atout, la fraîcheur physique. Contrairement à d’autres formations, le Racing ne dispute pas de matchs clés en Champions Cup en janvier, mais deux rencontres de Challenge Cup, à Cardiff puis contre les Cheetahs, qui devraient permettre une large rotation.
**Un calendrier favorable**
Sur le plan du calendrier, le Racing vise des matches à domicile « faciles » en Top 14 contre Lyon et Perpignan fin janvier. « C’est toujours complexe la réception des mal-classés », tempère Collazo, « mais on est une des rares équipes à ne pas avoir encore reçu deux fois d’affilée. Il faut faire une série de trois victoires pour pouvoir s’installer et avoir un peu plus de visibilité. Ce sont souvent des mois un peu charnières, à voir si on arrive à se positionner sur ces deux mois. »
Pour valider cette série, il faudra commencer par un succès samedi à Bordeaux. Les matches à venir, courageusement placés à la maison — face au LOU et à l’USAP fin janvier puis en avril-mai face au Stade Français, La Rochelle et Toulon — devraient permettre aux Ciel et Blanc de lancer leur dynamique, malgré un déplacement à Montauban entre ces rencontres.
Johnny Hill, deuxième ligne anglais des Bordelo-Béglais, prévient : « Bordeaux veut du jeu ouvert, du désordre, des transitions et beaucoup de vitesse. S’ils arrivent à créer ces moments, ils s’envolent très vite. On va devoir tenir le ballon et imposer notre structure pour réduire au maximum leurs opportunités. »
Le Racing s’est déjà imposé à deux reprises sur les cinq dernières saisons à Chaban-Delmas. Une victoire samedi leur assurerait une place solide dans le top 6.







