Le Stade Toulousain, vigilant pour le réveillon du Nouvel An
Coincé entre deux journées de Top 14, le passage à 2026 était un véritable piège pour le Stade Toulousain, leader du championnat. Conscient du risque, le manager Ugo Mola a pris les devants dès dimanche dernier, après la large victoire contre La Rochelle (60-14), pour prévenir toute défaillance avant le déplacement à Perpignan, ce samedi 3 janvier (14h30) pour la 14e journée.
Sur la pelouse du Stadium, Mola s’est adressé clairement à ses joueurs : « On se boit une bière tranquille entre nous mais par contre, on ne fait pas une soirée de champions. Et notamment, les champions du 31 là (il siffle), vous pliez tout ! OK ? On fait un bon match la semaine prochaine et après, on enchaîne par la Coupe d’Europe. » Un avertissement sans équivoque à quelques jours de fêtes, pour que ses joueurs restent concentrés.
La prudence est de mise, surtout face à une équipe de l’USA Perpignan toujours redoutable à domicile. La question demeure : cette discipline collective suffira-t-elle à éviter la fameuse « gueule de bois » sur le terrain catalan ?
Un groupe sérieux malgré une semaine délicate
Les entraînements cette semaine montrent un groupe en forme. « Mis à part les blessures du week-end dernier, on a récupéré les joueurs en bonne forme », confiait vendredi Virgile Lacombe à La Dépêche, tout en soulignant : « En espérant qu’il n’y ait pas des petites grippes ou des gastros d’ici-là car c’est un peu la période. La semaine a été malgré tout assez courte avec le 31 et le 1er au milieu mais les jours d’entraînement ont été assez studieux. »
Les joueurs confirment cette rigueur. Benjamin Bertrand déclare : « Je ne peux pas vraiment dire pour le groupe. On s’est entraînés lundi, mardi et mercredi matin. Comme ça, on a pu s’entraîner tout en réveillonnant avec nos familles. Et pour ma part, j’ai fait un réveillon tout ce qu’il y a de plus classique, bien évidemment sans abuser sur le repas. »
Même discours du côté de Teddy Thomas, qui insiste sur la modération : « Je pense que le groupe a été très sage. On a déjà eu quatre jours pour Noël donc je pense que ça nous a suffi. Ça nous a permis de nous ressourcer avec nos proches. Le Nouvel An, à titre personnel, c’est un jour comme un autre. Effectivement, on bascule sur 2026 mais il n’y a pas eu de grande folie pour ma part. Ça a été un simple dîner, rien de plus. Mais en tout cas, je suis très content de commencer cette nouvelle année. »
Un défi ambitieux à Aimé-Giral
Si la fête a été sobre, l’objectif sportif reste élevé. À Toulouse, la conscience collective s’est accrue sur l’importance du déplacement à Perpignan, où le Stade Toulousain n’a plus gagné depuis 2018.
« Je pense que le groupe est content de commencer cette année. Jouer à Perpignan, ce n’est jamais un défi facile. On a vu qu’on n’y a pas gagné depuis 2018 donc le groupe qui va jouer ce match veut vraiment faire un coup là-bas et rentrer avec la victoire », affirme Emmanuel Meafou, futur capitaine du match.
Entre prudence festive et exigence sportive, le Stade Toulousain a préparé méthodiquement son entrée en 2026. Reste à traduire cette discipline en performance sur l’un des terrains les plus redoutés du Top 14.







