À Chaban-Delmas, l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) a infligé un sévère revers au Racing 92, s’imposant 62-20 après avoir longtemps contenu son adversaire. Jusqu’à l’heure de jeu, les Franciliens tenaient le choc face à des Girondins solides et appliqués. Mais une fois l’usure installée, Bordeaux-Bègles a brutalement accéléré pour signer une seconde période renversante, conclue sur un impressionnant 47-0.
L’enjeu était limpide pour l’UBB : oublier la défaite à Clermont et distancer un concurrent direct dans la course à la qualification. Le Racing, de son côté, est venu sans complexe, déterminé à imposer sa puissance et à freiner le rythme imposé par Bordeaux. Le duel des styles a payé ses promesses… jusqu’à l’heure de jeu.
Dès le début, l’UBB mettait le feu à Chaban. Damian Penaud ouvrait le score après une belle séquence initiée par Uberti (7-0, 8e). Le Racing répondait par une maîtrise tactique, Seunes inscrivant un drop magistral de plus de 40 mètres (7-3, 16e) puis une autre pénalité pour rester au contact (7-6, 27e). Bordeaux-Bègles intensifiait ensuite sa pression collective. Sur une belle inversion de jeu, Matthieu Jalibert bonifiait le travail près de la ligne (12-6, 30e). Les Franciliens ne cédèrent pas et repassaient devant juste avant la pause grâce à Hugues, opportuniste sur une pénaltouche (12-13, 38e). Mais Lucu redonnait l’avantage à l’UBB en inscrivant une pénalité juste avant la mi-temps.
La seconde période démarrait avec un bref sursaut du Racing : James marquait un essai en bout de ligne (15-20, 43e) tandis qu’Escobar écopait d’un carton jaune suite à la tentative avortée d’Habosi. Ce fut néanmoins le dernier coup d’éclat des visiteurs.
La machine bordelaise s’emballait dès lors. Cazeaux passait en force pour recoller au score (22-20, 56e), avant que Penaud ne profite d’un cafouillage de Seunes pour creuser l’écart (29-20, 59e). Cameron Woki, au cœur d’un renversement de jeu parfaitement exécuté, portait Bordeaux définitivement aux commandes (34-20, 62e). Solides et emmenés par un banc décisif, les Girondins déroulaient ensuite leur supériorité physique et tactique.
Depoortere doublait la mise à deux reprises (65e, 69e), suivi de Louis Bielle-Biarrey qui creusait un écart insurmontable en fin de match (74e, 78e), transformant la fin de rencontre en un véritable récital offensif pour le plaisir du public.
En retrouvant continuité, justesse et domination, l’UBB a envoyé un signal fort à l’approche de la reprise de la Coupe d’Europe. « Sérieux, inspirés et sans tergiverser une fois l’adversaire asphyxié », les Girondins se positionnent désormais solidement pour la qualification.
À l’inverse, le Racing 92 a payé son manque de régularité. Malgré une première heure cohérente, les Franciliens ont finalement craqué, dépassés physiquement et trop imprécis sur leurs rares ballons récupérés. Cette lourde défaite éloigne davantage le club parisien de la sixième place, dans une lutte serrée où chaque faux pas se paie cash.







