Ce samedi soir à Chaban-Delmas, le Racing 92 a subi une lourde défaite face à l’Union Bordeaux-Bègles. Après une première mi-temps équilibrée, les Franciliens ont littéralement explosé en seconde période, encaissant pas moins de sept essais en seulement 25 minutes.
À l’issue du match, le manager du Racing 92, Patrice Collazo, a dressé un constat sans appel dans les colonnes de L’Équipe. Il pointe du doigt l’impact décisif du banc bordelais : « Il y a deux matches à analyser, l’un de la première à la 50e, l’autre à partir de la 50e. On aurait pu passer à +12, on posait notre empreinte sur le match. Et finalement on reste à +5 et derrière on en prend 40… Leur banc fait mal, comme la vitesse qu’ils commencent à mettre. »
Collazo explique que son équipe a perdu le fil après une bonne entame : « Ce qu’on a bien fait pendant 50 minutes, c’est-à-dire gagner les collisions, dérégler l’UBB, on en a perdu le fil. Parce qu’ils ont eu un bon coaching. »
Reconnaissant la supériorité bordelaise, il ajoute : « On voit la différence entre une équipe du top 2, championne d’Europe, et nous. La réalité est là. Il faut les féliciter, parce que je pense que jusqu’à la 50e ils étaient mal embarqués et ils ont su renverser la table. La bascule est là. Mais Yannick Bru a été plus fort que moi… (sourire). Ils ont été le chercher. On avait réussi à créer un scénario de match cohérent mais après, black-out. »
Cette défaite coup dur souligne les difficultés du Racing 92 face à une équipe bordelaise particulièrement solide et bien orchestrée depuis le banc.







