Fragilisé par une lourde défaite à Montpellier (62-22), Grégory Patat reste officiellement manager de l’Aviron Bayonnais, mais sa position est clairement précaire. Maintenu en poste par défaut, le technicien basque apparaît aujourd’hui isolé, évoluant dans un climat interne de plus en plus pesant.
La déclaration énigmatique du président Philippe Tayeb samedi soir sur Canal+ a attisé les tensions : « Laurent n’intervient pas dans le sportif… jusqu’à ce soir ». Ce message, suivi d’un départ précipité pour les Caraïbes, a alimenté les rumeurs d’un possible transfert de pouvoir vers Laurent Travers.
Finalement, Laurent Travers n’a pas été activé sur le terrain sportif. Patat conserve donc les commandes, mais sous une surveillance étroite.
La première mesure concrète est l’arrivée de Jean Monribot au sein du staff professionnel pour renforcer le travail sur la touche. Une décision imposée par la direction, et mal vécue par Patat, qui n’y était pas favorable. Officiellement un renfort, ce recrutement est perçu en interne comme une perte de contrôle supplémentaire pour Patat, déjà fragilisé par des résultats décevants à l’extérieur.
Autour du manager, le malaise est palpable. « C’est quelqu’un de sensible qui a dû encaisser ces trucs qui bouffent l’énergie de tout le monde », confie un proche à L’Équipe. « L’étau se resserre autour de lui progressivement », ajoute un autre interlocuteur.
Selon plusieurs sources relayées par L’Équipe, Patat s’interroge aujourd’hui sérieusement sur son avenir. Une démission, déjà envisagée en novembre, n’est pas totalement hors de question.
Prolongé récemment jusqu’en 2028, le manager est toutefois lié par un contrat à durée déterminée. Juridiquement, il ne peut quitter son poste sans accord commun, une option pour le moment écartée.
À Bayonne, la vraie question n’est donc plus de savoir si Grégory Patat est fragilisé, mais combien de temps cette situation pourra durer sans provoquer de rupture.







