Ce lundi matin, au Campus Jean-Dauger, un visage familier a retrouvé le staff professionnel de l’Aviron bayonnais. Jean Monribot, ancien entraîneur des Espoirs du club, a officiellement intégré l’équipe technique pour renforcer le secteur de la touche, en collaboration avec Stéphane Barberena.
Cette arrivée, discrète mais symbolique, intervient dans un contexte agité pour le club basque. Elle s’inscrit dans la continuité des mesures annoncées après la lourde défaite à Montpellier. Au micro de Canal+, le président Philippe Tayeb avait été clair : « C’est obligatoire d’améliorer ce qui se passe. On manque de contenu, de travail, peut-être de dynamique ou juste un peu de fraîcheur. Des fois, un changement de discours peut amener de la fraîcheur dans un vestiaire, et ça peut être très positif. »
La nomination de Monribot constitue la première application concrète de ce constat. Selon Midi Olympique, cette évolution vise à impulser un nouvel élan dans un secteur essentiel du jeu.
Sur le terrain synthétique du Campus, lors de sa première séance, l’ancien capitaine bayonnais est resté en retrait. Sans donner de consignes directes ni animer d’ateliers, il a surtout observé et échangé longuement avec Barberena, s’imprégnant du fonctionnement du groupe professionnel. Notons que la touche, son domaine de responsabilité, n’a pas été travaillée avec l’équipe première ce jour-là, mais en fin de séance avec les Espoirs, signe que la transition se fera par étapes.
Cette nouvelle organisation reflète un équilibre subtil. Barberena, responsable de l’alignement depuis un an et demi, conserve ses fonctions jusqu’à la fin de la saison, même si son contrat ne sera pas renouvelé, confirme le bi-hebdomadaire. Monribot, lui, a obtenu des garanties pour prendre définitivement la main sur ce secteur à partir de la saison prochaine. D’ici là, les deux techniciens devront collaborer sous une forte pression sportive.
Car si Bayonne occupe actuellement la neuvième place du classement, à quatre points du top 6, ses performances à l’extérieur inquiètent. Une seule victoire hors de ses bases et une moyenne de 44 points encaissés par déplacement témoignent d’un vrai problème. Dans ce contexte, la touche, longtemps référence en défense aérienne, est devenue un chantier prioritaire pour l’Aviron.
Le club pâtit notamment des blessures majeures de Baptiste Chouzenoux, pilier de l’alignement, et plus récemment d’Esteban Capilla. La deuxième ligne n’a pas été épargnée, compliquant davantage les réglages.
L’arrivée de Jean Monribot répond donc à un double enjeu : corriger un secteur technique déficient et apporter un regard neuf. Reste à voir si ce renfort suffira à stabiliser l’édifice.







