Longtemps en manque de puissance et de joueurs capables d’imposer leur physique dans les zones d’impact, l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) semble enfin avoir retrouvé son atout majeur : du poids et de la capacité à faire reculer n’importe quelle défense. Ce regain de force change radicalement l’approche de son rugby.
Samedi, face au Racing 92, la victoire écrasante (62-20) de l’UBB a prouvé que le club girondin pouvait de nouveau dominer le jeu par la force physique. Le retour simultané de Jean-Luc Du Preez, Ben Tameifuna et Adam Coleman redonne au pack bordelais une densité perdue depuis plusieurs mois.
Le manager Yannick Bru assume ce tournant avec satisfaction. « On sait que notre jeu est fait de vitesse mais il faut aussi une dose de puissance importante », rappelle-t-il. Un équilibre essentiel dans le rugby moderne qui faisait jusqu’ici défaut à Bordeaux.
De retour de blessure après une longue absence due au Rugby Championship, Jean-Luc Du Preez a rapidement démontré pourquoi le club avait misé sur lui. Dès son retour, l’international sud-africain s’est imposé par des courses franches, des impacts frontaux et une grande activité sur le terrain. « Il nous a déjà amené ce pourquoi on l’a embauché, c’est-à-dire de la dimension physique, de l’impact en attaque et en défense et cette capacité à jouer debout », détaille Yannick Bru dans Sud-Ouest.
Dans le même temps, Ben Tameifuna, de retour après une alerte musculaire, a repris son rôle de dynamiteur de la mêlée. Lorsque le pilier tongien est sur le terrain, les lignes adverses reculent et les espaces s’ouvrent pour les lignes arrières, créant un cercle vertueux que l’UBB attendait depuis longtemps.
Le staff bordelais, qui n’a jamais hésité à reconnaître les faiblesses quand ces joueurs tant attendus étaient absents, se réjouit de leur retour. « On a été tristes de voir qu’en début de saison, il nous manquait Jean-Luc, il nous manquait Big Ben, il nous manquait Adam Coleman. Et on a accepté les critiques », rappelle Bru. « Vous voyez que quand ils sont là, de suite, ça simplifie pas mal de choses. Donc j’espère qu’on va continuer comme ça, à les garder à bord sans nouvelles blessures. Et que l’effectif va enfin fonctionner à plein sur la deuxième partie de la saison ».
Avec ces gros porteurs à nouveau disponibles, l’UBB n’est plus seulement une équipe de mouvement rapide : elle redevient une formation capable de faire mal avant de jouer vite. Ce détail, à ce stade crucial de la saison, pourrait bien tout changer.







