À Bayonne, la tempête ne souffle pas encore sur Grégory Patat, mais elle laisse le manager isolé et fragilisé. Après la cinglante défaite à Montpellier (62-22), Patat reste officiellement en place. Officieusement, son autorité vacille.
Lundi matin, sur les terrains du Campus Jean-Dauger, une absence a interpellé : Laurent Travers, directeur du rugby, n’était pas présent. Alors que Philippe Tayeb, le président, avait semé le trouble samedi en déclarant au micro de Canal+ que « Laurent n’intervient pas dans le sportif… jusqu’à ce soir », sa posture a suscité de nombreuses spéculations. Un proche du club confie : « Il a balancé une grenade puis il est parti au soleil », soulignant le départ soudain de Tayeb pour les Caraïbes.
Finalement, aucun chamboulement n’a eu lieu. Travers ne prend pas les rênes sur le terrain, et Patat garde la direction du staff malgré une sixième défaite à l’extérieur en Top 14 cette saison, sans oublier la lourde humiliation infligée en Coupe d’Europe chez les Harlequins (68-14). Officiellement, rien ne change, mais en coulisses, le paysage évolue.
Une nouvelle figure fait son entrée au sein du staff professionnel : Jean Monribot, ancien capitaine bayonnais et entraîneur des Espoirs, chargé désormais de la conquête et plus précisément de la touche. Si le club présente cette arrivée comme consensuelle, la réalité est différente. « Monribot était voulu par la direction du club », confie une source interne, « pas par Patat ».
Philippe Tayeb, absent de l’entraînement ce lundi pour cause de vacances, semble diriger la politique sportive à distance. Le manager bayonnais avait d’autres ambitions et profils en tête, mais a dû accepter une nomination imposée pour améliorer un secteur jugé perfectible (77 % de ballons captés en touche, neuvième total du Top 14). Lors de la conférence d’après-match, Patat l’a reconnu : « J’ai ma position vis-à-vis de Jean, j’en ai discuté avec lui, mais ce n’est pas moi le patron. Le patron, c’est qui ? Philippe Tayeb. »
Ce nouvel épisode vient s’ajouter à une série de décisions mal vécues par le manager : la future arrivée de Thibault Giroud en 2027, non souhaitée par Patat, ou encore la prolongation à long terme de son adjoint Ged Fraser, au-delà de la sienne. Autant de signaux adressés par la direction qui restreignent progressivement sa marge de manœuvre.
« C’est quelqu’un de sensible qui a dû encaisser ces trucs qui bouffent l’énergie de tout le monde », explique un proche. Un autre résume plus abruptement : « L’étau se resserre autour de lui progressivement ».
Grégory Patat reste le manager de l’Aviron Bayonnais. Mais il ne dirige plus dans les mêmes conditions. Maintenu, oui. Soutenu pleinement, non. À Bayonne, la question n’est plus de savoir si la situation est fragile, mais combien de temps elle pourra encore durer ainsi.








qu’il y reste aux caraibes tayeb , ça nous fera des vacances a Nous !
Il aime tellement la lumière ….. En fait je crois que c’est pas président d’un club de rugby qu’il aurait du faire mais la Star Ac .