Le président de l’ASM Clermont, Jean-Claude Pats, s’est confié en exclusivité à *La Montagne* au sujet des récentes tensions au sein du club, provoquées notamment par les critiques de l’ex-troisième ligne Fritz Lee.
Après une lourde défaite, l’ancien joueur a vivement dénoncé sur les réseaux sociaux la stagnation du projet de jeu clermontois, allant jusqu’à remettre en cause la gestion du club et ses dirigeants. Jean-Claude Pats a choisi de répondre clairement à ces attaques, soulignant l’importance du respect et de la communication interne.
« Je ne souhaite pas trop polémiquer vis-à-vis des sorties des uns et des autres. Il faut que nous tous, au niveau du club, à commencer par moi, soyons ouverts à la critique et toujours à son écoute. À chaque fois que je suis directement sollicité par des critiques venant de la part de quiconque, je les accepte volontiers, que je sois d’accord ou pas. Ce qui me gêne un peu plus, c’est quand des personnes qui ont été dans l’effectif pendant plusieurs années ne vous disent rien. Et qui, une fois parties, parlent. Là, ça m’interroge. Je me dis : « Mais pourquoi ? » D’autant plus que dans le cas très présent, j’ai rencontré cette personne deux fois. Aucune alerte. Par ailleurs, après ses sorties, je lui ai écrit et je n’ai eu aucune réponse. Donc c’est là que je dis attention. Encore une fois, il faut accepter la critique et elle ne me pose aucun problème. Mais il y a quand même des règles du jeu à respecter. Et la première, c’est de respecter le club et ceux qui y travaillent. C’est un peu trop facile de faire les choses une fois qu’on est parti. »
Malgré ce contexte médiatique tendu, le président assure que le groupe clermontois est resté soudé, même renforcé.
« Heureusement, non. Je dirais même que ça a presque été le contraire. J’ai vu les joueurs ce matin pour leur souhaiter la bonne année. Je les ai notamment félicités pour leur sens du collectif. Le collectif de cette équipe, cette année, est beaucoup plus fort que celui de l’année dernière ou d’il y a deux ans, avec ceux qui sont là et ceux qui sont partis. Je le vois et tout le monde qui connaît le vestiaire de son intérieur le ressent. Et donc justement, ce moment où le club a un peu été dans « la tourmente médiatique » n’a servi qu’à renforcer ce collectif. Cela s’est traduit de manière très symbolique par le fait que plusieurs leaders de l’équipe sont allés voir Christophe Urios pour lui dire que l’équipe était derrière lui et qu’il ne fallait pas commencer à gamberger sur ce qui pouvait se passer autour de nous. Donc d’une mauvaise expérience, finalement, en est sorti quelque chose de très positif pour l’équipe. Bien évidemment, si on avait pu en faire l’économie, ça aurait été mieux, mais cela a tout de même été bénéfique. »
Enfin, Jean-Claude Pats explique qu’il échange régulièrement avec l’entraîneur Christophe Urios afin d’assurer un suivi constant de la situation.
« Je n’interviens pas toutes les semaines vis-à-vis des joueurs, ce n’est pas mon rôle. Mais avec Christophe, lorsque je suis à Clermont, on se voit tous les lundis soirs. Cela nous permet de parler de plein de choses à court, moyen ou long termes. Et lorsqu’il y a des événements de cette nature, bien évidemment, on en parle. Ensuite, j’essaye autant que je peux, et pas autant que je le souhaiterais, d’avoir des entretiens avec des joueurs. J’en ai eu de façon un peu plus intensive pendant la période de Noël pour prendre la température, mais aussi pour faire passer quelques messages. Mais de manière générale, je ne pense pas que la responsabilité du président soit de réagir dans l’instant à l’actualité du très court terme. J’ai appris, même en dehors de ma responsabilité de président, que dans ces moments-là, il fallait toujours savoir prendre un petit peu de recul pour ne pas surréagir. »
Ce positionnement clair et mesuré du président Pats semble refléter une volonté de calmer les tensions et d’aller de l’avant, malgré les remous récents.







