Le Stade Toulousain confronté au froid hivernal avant d’affronter les Saracens
Ce début janvier impose déjà ses contraintes aux joueurs du Stade Toulousain. Cette semaine, ce n’est pas un adversaire sur le terrain, mais bien la baisse des températures qui a dicté le rythme des entraînements. Dès lundi matin aux Sept-Deniers, le thermomètre a chuté sous zéro, obligeant le groupe à revoir ses habitudes avant même de penser au ballon.
Sur la pelouse d’Ernest-Wallon, l’équipement trahissait les conditions climatiques : bonnets, gants, tours de cou remontés, voire doudounes pour certains cadres. Dans ce décor inhabituel pour Toulouse, les Rouge et Noir ont débuté leur préparation en vue de la réception des Saracens, prévue pour la troisième journée de Champions Cup.
Le journal La Dépêche révèle les nombreuses précautions prises par le club pour contrer le froid. Face à des températures avoisinant les –2 degrés, aucun risque n’a été pris. La pelouse a été protégée plusieurs heures sous bâche afin d’éviter qu’elle ne durcisse trop, tandis que la séance d’entraînement a débuté par un long échauffement en salle, renforcé pour préparer les muscles avant de passer au grand air. Cette préparation en amont était indispensable afin de limiter les risques de blessures, plus fréquentes lorsque le froid s’installe durablement. Bien que peu habituée à ces conditions hivernales, la Ville rose a su anticiper ces contraintes.
La semaine des Toulousains est désormais tournée vers l’Angleterre. Après une séance de musculation, certains joueurs ont fait le choix de s’adapter différemment, à l’image de Thibaud Flament qui a terminé l’entraînement en short. Un choix assumé par le deuxième ligne, qui voit dans ce froid un avant-goût des conditions qui attendent le groupe ce week-end à Londres.
« On essaie de s’adapter un peu en fonction de l’état du terrain. Je pense que ça nous met en condition aussi pour le match de ce week-end, qui sera à peu près dans le même style. Donc c’est bien pour se préparer », expliquait-il à l’issue de la séance, toujours via La Dépêche.
Si le Stade Toulousain est reconnu pour son rugby de mouvement, ce contexte rappelle que le haut niveau impose aussi d’autres exigences. Le froid, la qualité du terrain et l’engagement physique deviennent alors des paramètres déterminants.
« Ça fait partie du job… Il faut pouvoir s’adapter. Évidemment que nous, on est une équipe qui aime jouer, mais le rugby, ce n’est pas que jouer, donc il faut aussi qu’on réponde présent sur le combat et notamment avec des conditions comme celles-ci. »
Du côté de Londres, la météo devrait rester hivernale, même si une légère remontée des températures est attendue. La pluie pourrait toutefois s’inviter dimanche au StoneX Stadium, un contexte que les Toulousains auront déjà commencé à apprivoiser, bien avant de traverser la Manche.







