Le week-end des 3 et 4 janvier a marqué un coup dur pour Montauban en Top 14. Sans jouer, l’USM a vu sa position chuter brutalement au classement, glissant à la dernière place après 14 journées, soit plus de la moitié de la saison régulière.
Tout s’est joué en une combinaison de résultats. Samedi après-midi, Montauban s’est incliné à domicile face à l’ASM Clermont (19-34), encaissant ainsi sa douzième défaite de la saison. Mais la véritable mauvaise nouvelle est tombée un peu plus tôt, du côté de Perpignan, où l’USA Perpignan a créé la surprise en battant le leader, le Stade Toulousain (30-27). Grâce à cette victoire, Perpignan a dépassé Montauban avec deux points d’avance (9 contre 7), laissant l’USM seule lanterne rouge.
La frustration des supporters montalbanais n’a pas tardé à se faire sentir. Nombre d’entre eux suivaient sur leur téléphone la rencontre de Perpignan, espérant un faux pas de Toulouse. Déçus, ils ont laissé éclater leur colère, dénonçant, selon La Dépêche du Midi, un « Stade [Toulousain] qui n’a pas joué le jeu. C’est comme s’ils faussaient le championnat ». Pointée du doigt, la décision du club toulousain d’aligner une équipe largement remaniée à Perpignan.
Privé de nombreux cadres – Antoine Dupont, Thomas Ramos, Romain Ntamack, Ange Capuozzo, Anthony Jelonch ou Blair Kinghorn – le Stade Toulousain avait choisi de gérer les temps de jeu et préserver ses joueurs, notamment en vue des échéances européennes à venir.
Le manager toulousain Ugo Mola a expliqué sans détour cette stratégie : « J’ai un peu regardé ce qui se disait partout », avant de préciser que son équipe remaniée était celle avec laquelle il comptait disputer les prochaines rencontres de doublon face à Bayonne, le Stade Français et… Montauban. Cette approche est dictée par la nécessité de préparer les confrontations de Champions Cup, notamment un déplacement crucial chez les Saracens le 11 janvier, suivi de la réception de Sale.
Cette saison s’annonce donc sous haute tension, avec le Tournoi des Six Nations début février qui contraindra Toulouse à composer sans plusieurs internationaux. Pour Montauban, la réalité est désormais limpide : la bataille pour le maintien est engagée, et chaque point compte d’autant plus dans une lutte qui s’annonce difficile.







