Le Racing 92 tourne une nouvelle page. Jacky Lorenzetti, propriétaire du club, a officiellement annoncé la vente de la salle de spectacle Paris La Défense Arena à la société américaine Live Nation, géant du secteur des concerts.
Interrogé par Midi Olympique, Arnaud Tourtoulou, président du directoire du Racing 92, détaille les raisons de cette transaction majeure : « Le marché international des concerts est tenu à 70 % par deux intervenants, AEG et Live Nation. Celle-ci s’intéressait depuis déjà un moment à notre salle de spectacle, qui fait régulièrement le plein et gagne de l’argent. Entre les JO, le Rolex Masters de tennis, les divers concerts et événements, Paris-La Défense Arena tourne très bien. On y a d’ailleurs reçu les plus grands artistes mondiaux, de Taylor Swift à Bruce Springsteen. »
Le dirigeant souligne également la communication avec les joueurs du club : « Je les ai vus ce matin. Les retours sont très positifs. Ils savent aussi que le dernier match à Paris-La Défense Arena ne sera joué qu’en décembre 2026. Ce déménagement n’est pas prévu pour demain, en somme… »
Cette décision soulève naturellement la question du futur terrain de jeu du Racing 92. Arnaud Tourtoulou précise : « Il y aura quatre dates, en première partie de saison (2026-2027), à Paris-La Défense Arena. Le stade Duvauchelle de Créteil sera lui aussi réquisitionné en début de saison pour environ trois rencontres. Mais à partir de 2027, l’idée est de jouer le plus vite possible à Colombes, en fonction de l’aboutissement des travaux et de la livraison du stade. »
Le nouveau stade de Colombes, un projet cher au club, se dessine avec précision : « C’est une enceinte de 15 000 personnes. Une des quatre tribunes sera intégralement VIP. Il y aura aussi, aux extrémités du stade, deux « Sky bars » destinés à un public a priori plus jeune. Deux autres tribunes fermeront totalement l’enceinte. Les travaux démarreront incessamment sous peu. […] Le but, c’est de recréer une unité du club autour de deux sites géographiques : le Plessis-Robinson où les pros, le rugby adapté, l’école de rugby et le haut niveau jeune resteront ; et Colombes, où la deuxième partie de l’école de rugby et les féminines s’entraîneront. […] Colombes, c’est un retour à la maison, dans un stade où le Racing a commencé à jouer en 1907. »
Ainsi, le club francilien s’apprête à entamer une nouvelle ère, tournée vers ses racines historiques et un avenir modernisé.







