L’Union Bordeaux-Bègles doit faire face à une nouvelle épreuve alors que la saison atteint son apogée. Maxime Lucu, capitaine et demi de mêlée, souffre d’une entorse au genou droit qui le tiendra éloigné des terrains entre quatre et six semaines. Cette absence a été confirmée mercredi par le manager Yannick Bru lors de l’entraînement à Moga : « S’il travaille bien, ce sera quatre semaines. Sinon, ce sera six. »
Cette indisponibilité compromet sérieusement la participation de Lucu au début du Tournoi des Six Nations, un coup dur pour le joueur et son équipe.
Pour le Basque, ce nouvel arrêt survient au pire moment. Déjà éloigné des terrains en début de saison à cause d’une rupture du tendon d’un pouce, Maxime Lucu n’avait repris qu’à la fin octobre après une opération. Il avait ensuite enchaîné trois matchs internationaux avec le XV de France en novembre, notamment face aux Fidji et à l’Australie, assurant le poste en l’absence d’Antoine Dupont.
Samedi dernier, le capitaine de l’UBB avait disputé l’intégralité de la victoire éclatante contre le Racing 92 (62-20), glissant même à l’ouverture en fin de rencontre, sans montrer le moindre signe de blessure imminente.
Ce coup dur fragilise un secteur déjà tendu à Bordeaux. Valentin Hutteau est également opéré du genou, tandis que Martin Page-Relo, récemment de retour d’une pubalgie, reste le seul demi de mêlée de métier disponible. Arthur Retière peut dépanner, mais l’UBB se retrouve clairement en sous-effectif à un moment crucial du calendrier.
Le timing est d’autant plus serré que Bordeaux-Bègles doit enchaîner trois rendez-vous décisifs : Northampton et Bristol en Champions Cup, puis le Stade Français en Top 14. Les Girondins ont pourtant bien lancé leur campagne européenne avec deux succès bonifiés et peuvent envisager un grand pas vers la qualification… mais sans leur leader sur le terrain.
Pour le Tournoi des Six Nations, l’incertitude plane désormais sur la disponibilité de Lucu. En fonction de l’évolution de sa blessure, il pourrait manquer plusieurs matchs, ce qui complique la donne pour un staff tricolore déjà limité derrière Antoine Dupont, lui-même occupé par le rugby à sept.
Cette saison, Bordeaux peine à aligner ses internationaux des lignes arrière ensemble. Cela n’est arrivé que deux fois : face aux Bulls en Afrique du Sud et contre Toulon à Chaban-Delmas. Entre blessures, rotations et sélections, la continuité tarde encore à s’installer dans l’effectif.







