Arrivé en 2019 au Stade Toulousain, le deuxième ligne Thibaud Flament s’est rapidement imposé comme un élément clé du club rouge et noir. À 28 ans, il confie avoir profondément évolué depuis ses débuts à Toulouse.
Interrogé par le journal La Dépêche, Flament explique : « Oui, je réalise. Il s’est passé plein de choses en club, on a vécu des grands moments, je pense que j’ai beaucoup évolué en tant que joueur aussi. J’ai 28 ans aujourd’hui, donc franchement je ne suis pas le même que quand je suis arrivé quand j’avais 23. Donc il s’est passé plein de choses et j’espère qu’il va encore s’en passer plein. »
Pour lui, le titre de la saison dernière reste un moment fort dans sa carrière. « Chaque année est vraiment différente et spéciale. Parce qu’il s’est toujours passé plein de choses. Mais je pense que dans le scénario, peut-être l’année où ça a été le plus dur à aller chercher, c’était l’année dernière. Au vu de la saison qu’on a connue, des blessures qu’on a eues, du scénario qu’on a eu en Coupe d’Europe où on perd contre Bordeaux, le match qui se joue encore contre Bordeaux en finale. Donc ouais, c’était très dur. Pour la gagne, c’était d’autant plus beau », affirme-t-il.
Malgré ces succès, le groupe toulousain peine encore à digérer la défaite face à Glasgow en Champions Cup (28-21), un match qui leur a échappé sur des détails en fin de partie. « On parle souvent de ce match de Glasgow, pas que cette semaine. Et ça résonne un peu dans nos oreilles. Les coachs nous ont reparlé du fait qu’on ait perdu ce match, qu’on ait laissé filer et que ce n’était pas acceptable. Ça fait partie des matchs qu’on tient à peu près jusqu’à la fin. Et sur 2-3 actions, on le perd en fin de partie. C’est un peu symptomatique de nos défaites à l’extérieur depuis le début de la saison. C’est plus ça sur quoi on doit travailler. Faire preuve de plus de maîtrise, notamment en fin de match », confie Flament.
« Oui, on l’a en travers parce que forcément, on est bien conscient que la Coupe d’Europe, c’est un sprint qu’il faut aller vite. Et du coup, on n’a plus notre destin entre nos mains. Donc on va essayer de se concentrer sur ce qu’on peut faire et essayer de faire un bon match aux Saracens », ajoute-t-il.
Ce week-end, Toulouse se déplace justement chez les Saracens. Pour Flament, il s’agit d’une première expérience sur ce terrain qu’il a longtemps côtoyé depuis l’Angleterre. « Non, je n’y ai jamais joué. Je n’ai jamais joué là-bas. Parce que la saison où j’étais en Angleterre s’est arrêtée en février à cause du Covid. Mais je suis content de revenir en Angleterre, c’est forcément… Toujours spécial de revenir là où j’ai un peu démarré en pro, donc j’ai plein de bons souvenirs, pas aux Saracens (sourire), mais je suis content d’y retourner », confie-t-il.
Enfin, le joueur revient sur les différences entre le rugby anglais et français, une expérience qui l’a enrichi. « Ce qui m’a marqué c’est que la façon de travailler est différente par rapport à la France. La façon d’aborder le métier est différente. Ce n’est pas la même approche. C’est intéressant de pouvoir comparer, de tirer des bénéfices de chaque façon de bosser. C’est sûr que là-bas c’est un peu plus cadré, structuré, codifié, rigoureux sur le terrain. Après c’est peut-être propre à Toulouse aussi mais on est plus dans la liberté de tenter, d’oser. Ce qui peut aussi être le cas en Angleterre, mais en tout cas au Wasps, on essaie plus de limiter le risque plutôt que de le maîtriser. »
Thibaud Flament, un joueur en constante évolution, incarne parfaitement l’esprit combatif et ambitieux du Stade Toulousain.







