Jean-Claude Pats fait le point sur la situation délicate de l’ASM Clermont
Le président de Clermont, Jean-Claude Pats, s’est livré sans détour dans les colonnes de La Montagne sur la période compliquée que traverse actuellement son club.
Face aux difficultés rencontrées, il désigne sans ambiguïté l’infirmerie et la fatigue des joueurs comme les principaux coupables. « Après la période d’arrêt pendant la trêve internationale, nous avons une équipe qui n’était plus du tout la même que celle que nous avions 15 jours avant. Je ne suis pas capable de tout expliquer et de tout comprendre. Mais ce que je constate, c’est qu’il y a un certain nombre de joueurs qui n’étaient pas là ou qui sont revenus fatigués. Je pense aux internationaux qui ne sont pas revenus au top de leur forme. Il y a eu aussi des blessures à des postes clés comme celui de trois-quarts centre. Nous n’avons pas eu toutes les forces en présence que nous avons théoriquement sur le papier », confie-t-il.
Le dirigeant clermontois ne cache pas une autre faiblesse structurelle : l’effectif manque de profondeur. « Dans les moments où l’on a eu des blessures ou des joueurs internationaux absents, on a vu que sur certains postes on n’avait pas la profondeur nécessaire pour pouvoir être à la hauteur de ce que l’on ambitionne. Quand on me dit que le jeu n’est pas à la hauteur, il faut aussi se demander pourquoi. Avions-nous les bons joueurs ? Avions-nous la profondeur ? Dans certains cas oui, dans d’autres cas non. Il faut donc travailler le talent dans l’absolu mais, en même temps, la profondeur. Notre but est d’avoir en permanence trois joueurs sur chacun des postes. Mais tout cela se construit dans la durée », explique Jean-Claude Pats.
Pour répondre à ces enjeux, le club prépare activement son recrutement, ciblant notamment un arrière et un deuxième ligne internationaux. Une stratégie qu’il juge efficace : « Toutes les cibles que nous nous sommes fixées sont atteintes ou sont sur le point de l’être. C’est plutôt une campagne de recrutement qui est à la hauteur de ce que nous visions lors de nos premières réunions au mois de septembre de l’année dernière. »
Avec cette transparence rare chez les dirigeants, Clermont montre qu’il est conscient des faiblesses à corriger pour retrouver ses ambitions sur le long terme.







