Après plusieurs mois d’attente et de validations successives, le dossier est désormais bouclé, annonce L’Équipe.
Élu en mars dernier à la tête de la Ligue Nationale de Rugby (LNR), Yann Roubert va bientôt percevoir un salaire pour exercer ses fonctions. Selon nos informations, le ministère des Sports a donné son feu vert, levant ainsi le dernier obstacle administratif à cette évolution statutaire majeure.
Depuis son élection, Yann Roubert exerçait son mandat à titre bénévole. Cette situation est appelée à prendre fin après une série de votes favorables : les présidents de clubs ont d’abord approuvé le principe à une très large majorité (26 voix contre 3), avant que le comité directeur de la LNR, puis les assemblées générales de la Fédération française de rugby et de la Ligue elle-même, ne ratifient la décision en décembre.
« Il ne manquait plus que le tampon de la ministre et que le comité directeur restatue le 4 février ce point qu’il a déjà statué pour officialiser cette rémunération », indique une source proche du dossier.
Âgé de 48 ans, Yann Roubert n’avait jamais caché son intention de faire évoluer le statut du président de la LNR. Lors de la campagne qui l’avait opposé à René Bouscatel, président sortant, il avait publiquement assumé cette position : « Étant en milieu de carrière, je ne suis ni assez fortuné, ni assez retraité pour occuper un poste bénévole ».
Ce discours a trouvé un large écho auprès des acteurs du rugby professionnel, conscients de l’investissement et des responsabilités liés à la fonction.
Le montant de la rémunération a été fixé sans intervention directe de l’intéressé. En son absence, le bureau de la LNR avait formulé une recommandation comprise entre 250 000 et 300 000 euros brut par an. Le salaire final devrait se situer au cœur de cette fourchette, autour de 270 000 euros annuels.
Cette rémunération marque un tournant symbolique pour la Ligue Nationale de Rugby. Elle traduit la professionnalisation accrue de sa gouvernance et aligne la fonction présidentielle sur les exigences économiques, politiques et sportives du rugby professionnel moderne.
Avec cette décision désormais entérinée, Yann Roubert s’apprête à entamer une nouvelle phase de son mandat, cette fois pleinement reconnu comme un dirigeant à temps plein.







