Steeve Blanc-Mappaz, troisième ligne de Vannes, s’est livré dans les colonnes du Midi Olympique à propos de son intégration et de son rôle au sein du Rugby Club Vannetais (RCV). Arrivé en cours de saison en provenance du LOU Rugby, il a récemment prolongé son contrat jusqu’à la fin de la saison, un soulagement pour le joueur.
« C’est qu’à partir du moment où ça a été acté, ça m’a enlevé un poids. Pendant ces vacances, il a fallu gérer un peu toute la logistique, mais ça, ce n’est pas très important. On sait le faire. C’est sûr que psychologiquement, je l’ai ressenti tout de suite, en tout cas sur les entraînements et sur les matchs. »
Avec la blessure du capitaine Francisco Gorrissen, Blanc-Mappaz endosse désormais un rôle de remplaçant, un défi qu’il aborde avec humilité. « Oui, c’est vrai que ce n’est pas évident. En tout cas, j’ai pu partager des matchs avec lui et ça a été très appréciable. Je sais qu’il a aussi beaucoup enchaîné les saisons dernières, son corps a peut-être dit stop, mais c’est en tout cas une période qui va lui faire du bien. Après, pour ma part, je ne suis pas là pour le remplacer. Je suis là pour être moi et apporter à l’équipe. C’est vrai qu’il a un rôle important, notamment sur le capitanat et la touche. J’essaie aussi d’être performant et d’être à la hauteur de ce qu’il a pu amener à l’équipe toutes ces saisons. »
L’adaptation rapide au groupe vannetais a été une autre étape clé pour Blanc-Mappaz, qui souligne l’importance de construire des automatismes avec ses coéquipiers. « Oui, ça va vite. Après, il y a aussi les réflexes à avoir entre nous qui ne sont pas toujours rapides. Ça prend un peu plus de temps, mais c’est vrai qu’après, sur tout ce qui est système, etc… C’est surtout de bien se connaître. Aussi, que les autres joueurs apprennent à me connaître sur ma façon de voir les choses quand j’annonce, sur ma lecture de la défense adverse. C’est des automatismes à prendre. »
Il insiste également sur la nécessité d’une montée en puissance progressive, notamment avec Simon Augry, avec qui il a trouvé une bonne complicité. « C’est vrai que ça prend toujours un petit peu de temps. J’ai eu beaucoup de temps de jeu avec, par exemple, Simon Augry. Je sais comment il saute, je sais comment il se déplace. Quand je suis arrivé, je prenais les choses comme elles venaient. En tout cas, c’était de reprendre du temps de jeu, de reprendre de la confiance. Après, c’est vrai que ça s’est fait très rapidement, dans le mois de décembre, quand Vannes s’est manifesté pour me garder. Ça s’est fait naturellement. »
Entrer dans une équipe en cours de saison sans période de pré-saison n’a pas été simple, mais Blanc-Mappaz y voit un défi. « C’est la première fois que je ne débute pas, que je ne fais pas la pré-saison avec une équipe. Pour moi, je trouve que c’est important au niveau de la cohésion, au niveau de tous les réflexes, l’entente avec les mecs, etc. Pour moi, c’est très important. J’ai dû vite m’adapter. Encore une fois, je pense que c’est une des qualités des joueurs de rugby, en tout cas de sportif, d’être au niveau, de s’adapter rapidement, d’être capable de rebondir, de vite analyser les situations. Je me suis pris au jeu. Et ça s’est bien passé. Je l’ai eu rapidement au niveau de la touche. »
Enfin, le troisième ligne se montre mesuré en ce qui concerne sa prise de parole sur le terrain. « Je fais aussi très attention quand je prends la parole ou quand il ne faut pas la prendre aussi. Parce qu’il y a des mecs qui sont là pour ça. Je pense que l’expérience m’a amené dans des situations où j’ai pu apprendre et savoir faire les choses ou ne pas faire dans les bons moments. C’est compliqué, parce qu’il y a effectivement les leaders, les capitaines qui étaient déjà établis. C’est le point fort pour moi de l’équipe. Il y a un groupe de leaders, une ossature déjà très forte. Et ça permet à tout le monde de savoir où on va et que tout le monde aille dans la même direction. »







