Le trois-quarts centre du Stade Français Paris, Tani Vili, a récemment fait son retour en compétition après une longue période d’absence due à une blessure au mollet. Éloigné des terrains pendant trois mois, l’ancien joueur de Vannes a confié avoir vécu une période difficile.
Dans une interview accordée au Midi Olympique, il revient sur cette période compliquée : « Je me suis fait une déchirure du tennis-leg au mollet. La cicatrisation a pris plus de temps que prévu. Une petite poche de sang a eu du mal à se résorber. Le staff n’a pas voulu prendre de risques, alors que tout était bon. Les tests de force, la mobilité, la course, ça allait bien, mais comme c’était une récidive, on a donc pris le temps de bien soigner, même si j’avoue que j’ai trouvé le temps un peu long. C’est chiant de regarder les copains jouer et d’être sur le bord sans pouvoir rien faire ou apporter. Heureusement, je suis resté proche du groupe. Et finalement, c’est passé assez vite. »
Malgré ce contretemps, l’international espoir se dit satisfait de son début de saison avec Paris : « Ce début de saison a été plutôt bien pour moi. J’ai le sentiment d’avoir bien travaillé pendant la préparation. J’ai eu la chance de jouer dès le début et de retrouver un peu mon jeu. Je me suis vite bien senti dans le système offensif proposé par les coachs. J’ai eu quelques bonnes opportunités de franchir, de me montrer, et j’ai été bien accompagné par les gars du groupe. »
Il souligne également l’importance de la relation avec Morgan Parra, désormais son entraîneur : « Par Morgan Parra aussi. Aujourd’hui, c’est mon coach, mais ça a été mon capitaine à Clermont. Il me connaît bien. Si je fais un truc de bien, il va me le dire. Tout comme il ne prendra pas de gant pour me dire si j’ai déconné. Il était déjà comme ça avec moi à Clermont. Il est un grand frère pour tous les jeunes qui l’ont côtoyé, qui ont joué avec lui. Mais un grand frère qui aime titiller les petits jeunes aussi (rires). »
Depuis le début de la semaine, Morgan Parra a pris une place prépondérante dans la gestion de l’équipe : « C’est vrai que Paul Gustard n’a pas dit grand-chose depuis le début de la semaine. Tout passe par Morgan, comme s’il était notre manager. C’est lui qui nous a donné le plan de jeu en début de semaine, c’est lui qui a mené les ouvertures de réunion. Je trouve cela intéressant car on découvre une autre facette de l’entraîneur. Et puis, ça change, ça casse les habitudes. Les entraîneurs des Espoirs (Florent Guichard et David Aucagne) sont aussi avec nous, comme ils l’avaient fait pour les deux premiers matchs de Challenge contre Cardiff et les Cheetahs. »
À l’approche du match décisif face à Exeter, Vili se montre ambitieux : « Le club a vécu une saison difficile l’an passé. Moi aussi à titre personnel lorsque je jouais à Vannes. En début de saison, on avait donc tous une revanche à prendre cette année. Lors de la préparation, on en a beaucoup parlé avec notre coach mental qu’on voit un peu près chaque semaine. On avait évoqué tous ensemble aussi le fait de gagner un titre. La Challenge Cup en serait un. Ce n’est peut-être pas la Champions Cup, mais ça reste un titre quand même. On va tout faire pour aller la chercher. Pour l’instant, on a gagné deux matchs avec le bonus offensif, dont un à l’extérieur. Une victoire sur Exeter peut nous ouvrir les portes de la qualification. »
Le joueur sait que la rencontre face à cette équipe redoutable ne sera pas simple : « Exeter, c’est une grosse équipe qui est troisième de son championnat. Ce sera un gros défi. Mais la perspective de la première place de la poule, et surtout la qualif, est excitant. L’objectif est aussi de marquer le plus de points possibles au classement pour s’assurer des matchs de phases finales à domicile et peut-être des équipes un peu moins fortes au départ. Il faut qu’on se qualifie en bonne position. »
Enfin, Tani Vili se dit pleinement épanoui dans la capitale : « Franchement, je ne pensais pas pouvoir m’habituer à la vie parisienne. En fait, je crois que je plais bien ici. J’ai découvert un groupe vraiment sympa, très soudé. Il y a une ambiance saine. Et ça se ressent sur le terrain. Il faut que ça dure. »







