Arrivé à Bordeaux l’été dernier, Boris Palu s’est rapidement imposé comme un élément clé de l’UBB. L’ancien joueur du Racing 92 a disputé l’intégralité des matchs depuis le début de la saison, démontrant une adaptation impressionnante au projet de Yannick Bru.
À première vue, on pourrait croire que Palu évolue à l’UBB depuis plusieurs années. Pourtant, son parcours aurait pu être bien différent. Initialement, il rêvait d’un destin à la Henry Chavancy au Racing 92, son club formateur. « C’était un peu l’objectif », confie-t-il. Mais la fin de son contrat et la fin d’un cycle à Paris ont accéléré les choses : « Je sentais que nous étions sur la fin d’un cycle avec de nombreux départs. C’était une page qui se tournait. »
Séduit par les échanges avec Laurent Marti, président du club, et Yannick Bru, l’entraîneur, Palu a choisi de se relancer ailleurs. À Bordeaux, le déclic a été immédiat. Il n’a jamais quitté le groupe depuis le premier match et cumule déjà douze titularisations, avec un essai marqué en ouverture de la Champions Cup face aux Bulls, lors d’une prestation XXL.
Son analyse, donnée à Midi Olympique, est claire : « En arrivant, je savais que la concurrence serait forte. Mais j’étais confiant dans mon rugby. J’avais déjà fait deux cents matchs de championnat, je savais que je pouvais apporter quelque chose. Après, il fallait le montrer. La présaison s’est bien passée, les matchs amicaux aussi. Yannick m’a donné ma chance sur le premier match à Chaban, ça s’est bien passé. Derrière, on va au Racing, je fais un bon match, et le truc se lance. Tu gagnes en confiance, les coachs te découvrent aussi. »
Ce rendement élevé, Palu l’explique par son investissement physique l’été dernier : « J’ai beaucoup bossé l’été dernier. Pour me sentir bien dans mon rugby, j’ai besoin d’être en forme physiquement. Je ne sais pas si c’est le changement de club ou la nouvelle préparation ici, mais j’avais envie d’arriver prêt. On a bien travaillé et, physiquement, je me sens mieux. Forcément, je touche plus de ballons mais c’est aussi le jeu de l’UBB qui veut ça, avec beaucoup de passes après contact. J’aime bien me retrouver dans ces cellules pour faire des passes, toucher du ballon. Franchement, je suis très content. »
Formé sous Stuart Lancaster, Palu avait déjà goûté à un rugby basé sur la prise d’initiative et le mouvement. Son épanouissement dans le système de Noel McNamara à Bordeaux n’a donc rien d’étonnant. Entre volume de jeu, jeu debout et circulations dans le couloir intérieur, le deuxième-ligne évolue dans un environnement parfaitement adapté à ses qualités.
Si bien qu’à peine quelques mois après son arrivée, l’idée que Palu puisse sortir du XV de départ paraît désormais totalement improbable.







