Le feuilleton des billets VIP de la Coupe du monde de rugby 2023 se poursuit. Ce dimanche, les organisateurs ont confirmé qu’ils maintenaient leur créance de près de 12 millions d’euros envers la société suisse Daimani, malgré la contestation formulée la veille par cette dernière.
Cette somme est réclamée dans le cadre de procédures liées à la commercialisation des packages d’hospitalités – billets VIP et services – vendus via la plateforme Daimani pendant le Mondial organisé en France.
Le GIE (Groupement d’intérêt économique), coorganisateur du tournoi, considère cette dette comme purement contractuelle. Christophe Pierrel, liquidateur du GIE, a défendu cette position en soulignant : « Ils essaient de créer un écran de fumée, de mettre de la confusion dans un dossier juridiquement très clair », a-t-il affirmé à L’Équipe.
Selon lui, les 11,7 millions d’euros réclamés correspondent à une garantie contractuelle fournie par Daimani Holding à sa filiale française, Daimani France. Cette dernière était chargée de la vente de plusieurs dizaines de milliers de places premium pendant la compétition. En l’absence de paiements, Daimani France s’était déclarée en faillite juste après la Coupe du monde, suivie peu après par Daimani Holding.
La situation est d’autant plus complexe que le GIE a déposé plainte contre le groupe Daimani pour « escroquerie en bande organisée ». Cette procédure vise notamment Daimani Holding, Daimani France et ses dirigeants. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire en novembre 2025, confirmant l’existence d’enquêtes en cours.
Dans sa plainte déposée en septembre 2025, le GIE évoquait un préjudice total dépassant 27 millions d’euros hors taxes, un montant confirmé par le parquet dans sa communication officielle.
L’affaire est désormais divisée en deux volets distincts : l’un commercial, concernant la créance de 12 millions d’euros, l’autre pénal, portant sur la gestion et la commercialisation des hospitalités du Mondial 2023.







