L’UBB et Northampton se retrouvaient ce dimanche 11 janvier pour la 3ᵉ journée de Champions Cup, dans un remake direct de la finale de la saison passée, remportée 28–20 par Bordeaux-Bègles. Au-delà de la lutte pour la première place du groupe 4, c’est surtout la confrontation avec Henry Pollock, troisième ligne anglais devenu la figure la plus clivante de cette rivalité, qui attisait toutes les attentions.
Lors de la finale 2025, le jeune anglais s’était déjà illustré par plusieurs accrochages avec les Bordelais, notamment Jefferson Poirot. Ses célébrations provocatrices et son attitude incendiaire avaient alimenté la tension, faisant de lui un personnage aussi détesté sur la pelouse que sur les réseaux sociaux. Chaban-Delmas était donc déjà bouillant avant même le coup d’envoi : Pollock a été copieusement sifflé dès l’échauffement.
La rencontre avait à peine débuté que Pollock s’est fait remarquer. Après l’ouverture du score de Salesi Rayasi, l’Anglais a répondu par un essai spectaculaire. Servi par une longue passe au pied d’Anthony Belleau, il a habilement joué un coup de pied dans le dos de la défense, puis a sprinté pour attraper le ballon en pleine course. Malgré un contest féroce face à Damian Penaud, sa prise ferme lui a permis de plonger entre les poteaux. Martin Page-Relo l’a immédiatement plaqué dans l’en-but pour l’empêcher de célébrer, montrant que la tension restait vive depuis Cardiff.
Pollock a ensuite frappé le ballon avec rage dans les tribunes, faisant monter la température à Chaban-Delmas. Les coéquipiers de Page-Relo ont fait traîner la fête, tardant volontairement à le laisser célébrer.
La célébration qui a fait basculer l’ambiance est rapidement venue renforcer cette tension : Pollock a posé deux doigts sur la carotide, façon prise de pouls, avant d’adresser un “chut” à la tribune. Instantanément, le stade a hué à plein volume. Les supporters bordelais, déjà irrités par son comportement en finale, ont une nouvelle fois désigné Pollock comme l’homme à détester.
Sur les réseaux sociaux, la réaction a été immédiate et passionnée. Les avis oscillent entre admiration sportive et agacement profond. Certains saluent la qualité de son essai, tandis que d’autres fustigent son attitude provocatrice. Au milieu des insultes présentes en masse, on pouvait lire : « Pollock qui chambre pour rater une simple réception sur le coup d’envoi derrière » ou encore « Génial et insupportable. Brillant et chambreur. On a envie d’applaudir. On a envie de le découper dans un ruck. » Un internaute ajoute avec humour : « On va tellement adorer détester Pollock pendant 10 ans. »
Plus sévères, d’autres internautes n’ont pas hésité à employer des termes injurieux, allant jusqu’à qualifier le joueur de « débile », « saloperie », voire « enc*lé ».
Mais certains saluent également son rôle dans la dynamique du rugby moderne. « On a besoin de mecs comme ça dans le rugby », pouvait-on lire, soulignant l’utilité d’un tel personnage pour la mise en scène et la dramaturgie du sport.
Ce dimanche 11 janvier, Henry Pollock a clairement choisi d’assumer pleinement son rôle, tandis que Chaban-Delmas a décidé, sans surprise, de le huée sans relâche.







