Le Stade Toulousain a subi une nouvelle défaite en Champions Cup, trois semaines après son revers à Glasgow (28-21). Cette fois, les Toulousains se sont inclinés sur la pelouse des Saracens (20-14), dans un match marqué par une séquence fatale juste avant la pause : trois essais encaissés en seulement dix minutes. Une claque difficile à digérer, malgré une réaction encourageante en seconde période.
**Une entame promising, avant le coup de massue**
Le début de rencontre laissait pourtant entrevoir une domination toulousaine. Sous une pluie londonienne battante, le Stade installait son jeu, gardait la maîtrise du ballon et gagnait les duels physiques. C’est Blair Kinghorn, bien servi par Thomas Ramos, qui ouvrait le score pour Toulouse (7-0, 19e). Le pack toulousain continuait de peser, notamment en mêlée, mais les Saracens tenaient bon grâce à une défense héroïque menée par Maro Itoje.
Puis la physionomie du match basculait.
Sur un coup de pied de dégagement, le capitaine toulousain Antoine Dupont se faisait contrer, offrant à Rotimi Segun l’essai égalisateur (7-7, 30e). Peu après, Fergus Burke perforait sur 80 mètres, alertant la défense adverse. Sur l’action suivante, Harry Lozowski franchissait la ligne et servait Segun pour un doublé (12-7, 35e). Juste avant la pause, Tom Willis franchissait la dernière ligne pour inscrire un troisième essai en dix minutes (17-7, 40e). Ce coup de théâtre à la mi-temps plongeait Toulouse dans le doute.
**Une réaction insuffisante face à une défense hermétique**
Au retour des vestiaires, Toulouse lançait une offensive intense. Gabin Villiere profitait d’une belle action collective pour réduire l’écart (17-14, 47e), relançant l’espoir avant plus de trente minutes à jouer. Mais les Saracens se montraient hermétiques : leur défense étouffait les velléités toulousaines, tandis que le jeu au pied défaillant, la météo exécrable et les fautes techniques plombaient les Rouge et Noir. À dix minutes du terme, plusieurs opportunités de revenir à hauteur étaient gâchées par des en-avant, condamnant définitivement les ambitions toulousaines.
Au final, Toulouse repartait avec un simple bonus défensif, tandis que les Saracens s’imposaient en mode “anti-spectacle”, mais d’une efficacité redoutable.
**Une situation comptable délicate, rare pour Toulouse**
Après trois matchs, le Stade Toulousain affiche déjà deux défaites, une situation inédite depuis la saison 2016-2017, à une époque où les phases de poules comportaient six journées au lieu de quatre. La qualification reste malgré tout encore accessible, mais elle passera obligatoirement par une victoire impérative contre Sale dès le week-end prochain.







