Le Stade Toulousain s’est compliqué la tâche en Coupe des Champions. Dimanche 11 janvier, les « rouge et noir » ont été battus 20-14 à Londres par les Saracens, un mois après leur défaite à Glasgow (28-21). Avec seulement 7 points au compteur, Toulouse pointe à la 4e place de sa poule avant la dernière journée, une position qui lui permet encore d’espérer se qualifier, mais dans des conditions très défavorables.
Ce 4e rang, s’il est suffisant pour disputer les huitièmes de finale, condamne Toulouse à jouer toutes les phases éliminatoires à l’extérieur : huitième, quart et potentielle demi-finale. Une situation difficile à envisager pour une équipe habituée à recevoir et qui peine déjà à performer hors de ses bases cette saison. Même en terminant 3e, Toulouse ne bénéficierait guère d’un avantage, le chemin restant semé d’embûches.
La dernière carte à jouer est le match contre Sale, samedi 17 janvier à 18h30 à Ernest-Wallon. Pour espérer renverser la situation, Toulouse n’a pas le choix : « victoire obligatoire, avec bonus offensif ». Sans ces cinq points, les espoirs de qualification s’évanouiraient rapidement. Dans le meilleur des scénarios, les Toulousains achèveraient leur phase de poules à la 2e place avec 12 points. Ce sera un moindre mal : ils disputeront alors les huitièmes à domicile avant un déplacement dès les quarts.
Mais ce répit ne serait que partiel. En effet, à 12 points, Toulouse se situerait autour de la 7e ou 8e place du classement global des poules, ce qui signifie un huitième de finale très ardu contre un adversaire de haut niveau. Parmi les probables opposants, on compte Bristol, encore invaincu, Northampton, finaliste sortant, ou une autre équipe du haut de tableau. Et si l’UBB, Glasgow ou Leinster se dressaient en quart, Toulouse serait contraint de jouer à l’extérieur.
Pour une équipe habituée à dominer cette compétition, ce constat est amer. Toulouse n’est pas éliminé, mais se retrouve dos au mur, obligé de sortir un match de référence avec bonus dans un contexte où son jeu manque de tranchant, d’efficacité et de continuité. La qualification n’est pas le problème, « le chemin pour aller loin, si ».







