La Fédération Nouvelle-Zélandaise de Rugby a lancé fin 2025 un audit interne pour identifier les failles au sein de la sélection nationale. Ce rapport, désormais connu des joueurs et du staff, n’a toutefois pas permis d’apaiser les tensions qui secouent les All Blacks.
**Robertson en ligne de mire malgré un bilan flatteur**
Sur le papier, le bilan de la sélection reste positif avec dix victoires en treize matchs cette année. Pourtant, la réalité perçue dans le groupe est tout autre. Trois défaites marquantes ont laissé des traces, notamment la lourde défaite à domicile contre l’Afrique du Sud, la pire jamais enregistrée pour les All Blacks sur leur sol. Le contraste avec l’âge d’or néo-zélandais (2011–2015), où les All Blacks dominaient sans partage, est aujourd’hui criant.
**Une contestation interne portée par des cadres influents**
L’audit révèle un mécontentement significatif parmi les joueurs clés, qui pointent du doigt Scott Robertson, entraîneur en poste depuis seulement deux ans, ainsi que plusieurs membres de son staff. Selon le New Zealand Herald, Ardie Savea figure parmi les critiques les plus virulentes. Le troisième ligne de 32 ans, capitaine par intérim en l’absence de Scott Barrett, jouit d’un poids important dans le vestiaire en raison de son expérience et de ses performances.
**Savea envisage l’avenir loin de la Nouvelle-Zélande**
Toujours d’après le quotidien néo-zélandais, Ardie Savea, fort de ses 105 sélections, envisagerait de prolonger sa carrière au Japon avec le club de Kobe ou de tenter une expérience européenne. Le Leinster, qui a récemment recruté Jordie Barrett et Rieko Ioane, apparaît comme une destination crédible. Reste que le joueur est sous contrat avec la Fédération jusqu’en 2027, année de la prochaine Coupe du monde en Australie.
**Les All Blacks en quête d’une nouvelle identité**
Au-delà des résultats, c’est tout un modèle que les All Blacks doivent repenser. Longtemps incarnation de l’excellence émotionnelle, tactique et culturelle du rugby mondial, la sélection néo-zélandaise est aujourd’hui confrontée à une Afrique du Sud renouvelée, plus sûre d’elle, plus constante et plus puissante dans les moments décisifs.







