La Fédération néo-zélandaise de rugby (NZR) a annoncé la fin du mandat de Scott Robertson à la tête des All Blacks, après deux saisons sans titre majeur remporté. L’ancien manager des Crusaders quitte ses fonctions au terme d’un bilan jugé insuffisant par la fédération.
Cette décision intervient à la suite d’un audit interne approfondi mené ces dernières semaines, visant à évaluer le fonctionnement de l’équipe nationale. « Nous avons analysé en profondeur les progrès de l’équipe sur et en dehors du terrain et avons ensuite discuté avec Scott de la marche à suivre. La NZR et Scott s’accordent à dire qu’il est dans l’intérêt de l’équipe qu’il quitte son poste d’entraîneur principal », explique un extrait du communiqué officiel publié le 15 janvier.
De son côté, Scott Robertson, 51 ans, a exprimé sa déception : « Entraîner les All Blacks a été l’honneur de ma vie. Je suis incroyablement fier de ce que cette équipe a accompli et des progrès que nous avons réalisés. […] J’ai donc conclu un accord avec la fédération néo-zélandaise de rugby pour mettre fin à mon contrat prématurément. […] Comme vous pouvez l’imaginer, je suis effondré par ce dénouement. »
Ce départ survient dans un contexte marqué par des tensions internes, avec plusieurs cadres du groupe ayant récemment manifesté leurs réserves quant à la direction sportive prise. Le troisième ligne Ardie Savea avait même évoqué la possibilité de se retirer de la sélection si aucune amélioration n’était constatée. La fédération a toutefois tenu à relativiser la situation, affirmant que les joueurs avaient agi « avec calme et réflexion ».
Par ailleurs, l’encadrement autour de Scott Robertson s’est progressivement affaibli, trois membres du staff ayant quitté leurs postes ces derniers mois : Leon McDonald, Jason Holland, puis Mike Anthony, ce dernier ayant rejoint récemment le club de football de Brighton en Premier League.
Sur le plan sportif, les résultats n’ont pas répondu aux attentes de la NZR. Sous la houlette de Robertson, la Nouvelle-Zélande a terminé à deux reprises deuxième du Rugby Championship derrière l’Afrique du Sud. Si la Bledisloe Cup a été conservée, le bilan global reste préoccupant avec 7 défaites en 27 rencontres jouées.
La NZR a d’ores et déjà lancé le processus de recrutement pour son futur sélectionneur. Jamie Joseph, ancien international néo-zélandais et ancien entraîneur du Japon, qui dirigeait les All Blacks XV la saison dernière, figure parmi les favoris. D’autres candidats, comme Pat Lam, manager du club anglais de Bristol, sont également pressentis.
Le prochain sélectionneur héritera d’un calendrier 2026 particulièrement exigeant : la Nouvelle-Zélande accueillera la France, l’Italie et l’Irlande en ouverture du Championnat des nations, avant une tournée en Afrique du Sud. La Bledisloe Cup se disputera à l’automne, suivie d’une tournée dans l’hémisphère nord pour clore la phase de poules du tournoi global.







