À dix jours de révéler la liste des 42 joueurs retenus pour lancer le Tournoi des Six Nations 2026, le staff tricolore s’apprête à faire face à des choix complexes. Le premier rendez-vous est fixé au 5 février au Stade de France, où la France affrontera l’Irlande.
**Des retours de poids qui redistribuent les cartes**
La reprise de plusieurs cadres, longtemps absents sur blessure, bouscule les équilibres au sein de l’équipe. La coexistence de nombreux profils expérimentés resserre les secteurs, jusque-là ouverts à une large concurrence.
**Atonio rebat les cartes en première ligne**
Le retour de Uini Atonio, remis de sa blessure au genou, rétablit une hiérarchie claire au poste de pilier droit. Sa présence pourrait contraindre un troisième spécialiste à quitter le groupe élargi. La dernière place disponible se jouera entre Tevita Tatafu et Thomas Laclayat, opposant potentiel et manque de rythme.
**Mauvaka réactive la bataille pour un strapontin au talon**
Peato Mauvaka, également remis d’une blessure au genou, revient en forme et relance la course à la sélection au poste de talonneur. Une seule place reste à pourvoir pour compléter ce secteur, disputée entre Barnabé Massa et Maxime Lamothe, aux profils et expériences contrastés.
**La troisième ligne, secteur le plus saturé**
Le retour très attendu de François Cros pourrait être déterminant. Son profil rare et apprécié dans le système de jeu actuel implique d’écarter un joueur en forme parmi Alexandre Fischer, Lenni Nouchi, Esteban Capilla ou Cameron Woki, tous auteurs de performances remarquées ces derniers mois.
**Les blessures relancent la sélection à la mêlée**
La hiérarchie à la mêlée est profondément remaniée par les absences de Maxime Lucu, Nolann Le Garrec et Baptiste Jauneau. Leur indisponibilité ouvre la voie à Baptiste Serin et Thibault Daubagna, tandis que Baptiste Couilloud, diminué, semble perdre du terrain dans la course à la sélection.
**Un troisième ouvreur à trouver derrière Ntamack et Jalibert**
La rivalité solide entre Romain Ntamack et Matthieu Jalibert demeure inchangée. Pour compléter ce duo, le staff doit encore choisir un troisième numéro 10. Joris Segonds, Ugo Seunes et Antoine Hastoy apparaissent comme les candidats les plus crédibles, bien que plusieurs polyvalents puissent dépanner ponctuellement.
**Moefana fragilise le triangle des centres**
La réapparition de Yoram Moefana, absent en fin d’année, intensifie la concurrence au centre du terrain. Des talents très valorisés comme Émilien Gailleton ou Fabien Brau-Boirie pourraient, malgré leurs progrès, débuter le Tournoi en dehors du groupe élargi.
**Buros pousse à l’arrière, Penaud et Bielle-Biarrey confortés aux ailes**
À l’arrière, Romain Buros fait son retour dans les débats, menaçant certains titulaires tandis que le Bayonnais Cheikh Tiberghien pourrait être écarté. Sur les ailes, Damian Penaud et Louis Bielle-Biarrey semblent assurés de leur sélection. Derrière eux, la lutte pour les derniers billets oppose notamment Gabin Villière et Théo Attissogbe.
**Un choix du roi dans presque tous les secteurs**
À l’exception de la mêlée, où les blessures limitent les options, le staff bénéficie d’une profondeur de banc rare. La sélection finale révélera autant ceux qui intégreront le projet immédiat que ceux qui devront patienter, dans un contexte où la densité de talents entraîne nécessairement des sacrifices.







