La revente des matchs du Tournoi des 6 Nations à TF1 officialisée
Une importante évolution dans la diffusion du Tournoi des 6 Nations s’est confirmée ce jeudi. Stéphane Sitbon-Gomez, directeur général de France Télévisions, a annoncé lors d’une conférence consacrée aux Jeux d’hiver la revente à TF1 de neuf des quinze matchs de l’édition 2026, dont deux rencontres majeures du XV de France face au pays de Galles et à l’Écosse.
Interrogé par L’Équipe, Sitbon-Gomez a souligné que cette décision n’était pas sportive, mais purement financière : « C’est votre argent ! » a-t-il d’emblée rappelé. Il a expliqué que la contrainte budgétaire pèse lourdement sur le service public : « Ce sont les crédits qui sont alloués à l’audiovisuel public qui nous permettent de faire des offres. Nous ne décidons pas de notre budget. Celui-ci a été baissé de 150 millions d’euros (140 M€ exactement) par rapport à ce qui était prévu… Nous, on fait des arbitrages avec un conseil d’administration. C’est une décision de raison, pas de cœur. »
Dans le cadre du plan d’économies imposé à France Télévisions, 15 millions d’euros doivent être réduits sur la partie sport. La revente du Tournoi des 6 Nations est apparue comme la solution la plus rentable, d’autant que cette édition coïncide avec les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver (6-22 février), eux aussi diffusés par le groupe public.
Le dirigeant a insisté sur la contrainte subie : « La revente de matches du 6 Nations, je ne l’ai pas choisie et il n’y a pas une personne à France Télévisions qui est contente de cela. Ce n’est pas un choix sportif ni stratégique, c’est un choix financier lié à une décision politique, à un vote du budget. Nous, on se contente d’exécuter. La revente, on l’a faite de la meilleure manière possible. Les affiches les plus fortes sont maintenues sur France Télé. Et en 2027, j’espère qu’on en aura plus. À l’heure qu’il est, on en détient l’intégralité des droits. »
L’an dernier, France Télévisions avait prolongé les droits du Tournoi jusqu’en 2029, pour un montant estimé à plus de 30 millions d’euros par saison. La priorité reste donc de conserver la compétition sur le réseau public, quitte à devoir sous-licencier certains matchs ponctuellement.
Concernant le football, la direction a démenti toute intention de revendre des rencontres de la Coupe de France d’ici la fin de saison. Au contraire, France Télévisions a déposé une offre à la Fédération Française de Football pour prolonger les droits jusqu’en 2030, même si un accord financier reste à trouver. « Pour l’instant, on n’y est pas », a précisé Laurent-Éric Le Lay, directeur des sports.
Pour conclure, Sitbon-Gomez a renforcé la perspective : aucun autre dossier de cession de droits n’est envisagé actuellement par France Télévisions.







