Alexandre Roumat, troisième ligne du Stade Toulousain, revient sans filtre sur son début de saison compliqué, avant d’afficher un regain de forme et d’envie. Dans une interview accordée à l’AFP, le joueur confie avoir retrouvé « des sensations de jeu » et surtout « du plaisir », élément clé de sa performance sur le terrain.
« Là où j’arrive à m’exprimer le mieux, c’est quand je prends du plaisir », explique Roumat, soulignant que son regain de confiance découle aussi d’un temps de jeu plus conséquent ces dernières semaines. S’il reconnaît que « plein de choses » restent à améliorer, il se sent « de mieux en mieux » et veut désormais pousser ses progrès, notamment dans le secteur de la touche. « Dès qu’il [le secteur] va bien, ça me donne beaucoup de confiance », indique-t-il, expliquant aimer « jouer avant contact, me déplacer, utiliser mes mains pour essayer de faire jouer mes coéquipiers ».
Cette saison, le troisième ligne n’a pas caché que son moral était parfois mis à rude épreuve, notamment après des défaites à l’extérieur. « Ça te trotte dans la tête », admet-il. Pour faire face, il multiplie les activités hors rugby et trouve un soutien précieux auprès de son père, Olivier Roumat, ancien deuxième ligne international. « Le rugby ne définit pas la personne que je suis », souligne-t-il, révélant avoir appris à relativiser avec l’expérience.
« J’ai toujours eu confiance en moi, même en-dehors du rugby », reconnaît Roumat, avant de revenir sur ses premières années à Biarritz. À l’époque, « dès que je ne jouais pas, que je contre-performais, ça m’obnubilait », jusqu’à « en vouloir parfois au coach ». Avec le temps et ses passages au plus haut niveau, il affirme avoir gagné en sagesse : « Maintenant, j’arrive à prendre plus de hauteur ».
Son objectif est clair : retrouver de la régularité au sein du Stade Toulousain. « Si je retrouve des sensations, j’enchaînerai du temps de jeu avec Toulouse, et si j’enchaîne du temps de jeu avec Toulouse, j’ai plus de chances d’être rappelé », explique-t-il, écartant la pression de devoir absolument intégrer le Tournoi des Six Nations. « Le but, c’est d’être d’abord bon avec mon club. »
Enfin, fidèle à l’esprit polyvalent cher au club toulousain, Roumat ne s’interdit pas de se projeter à différents postes. « Tous les joueurs sont capables et habitués à jouer numéro 6, 7 ou 8, c’est aussi quelque chose que j’aime bien faire ». À plus long terme, il rêve même de « faire un bout de match derrière, au centre », amusé de savoir que ce projet rencontre peu d’enthousiasme chez les entraîneurs. Mais le Stade Toulousain, rappelle-t-il, est un club où la polyvalence est reine, à l’image de Peato Mauvaka, « capable de jouer cinq, six postes ». Un exemple qui lui donne des idées et nourrit ses ambitions.







