Avant les rencontres européennes, une question a refait surface : les joueurs français doivent-ils s’adapter à des règles différentes concernant les commotions lorsqu’ils évoluent à l’étranger ? La réponse est claire : non. Les protocoles, établis par World Rugby, sont uniformes dans tous les championnats professionnels.
Midi Olympique fait le point sur ces procédures liées aux commotions cérébrales.
Le test standardisé en cas de choc à la tête reste le même partout. Le joueur doit répéter une liste de mots, avec un score sur trente points qui permet d’évaluer son état. Même si la langue diffère, les médecins s’adaptent facilement. Ainsi, ce dispositif ne présente aucune difficulté particulière pour les équipes françaises engagées en Champions Cup ou en Challenge Cup.
Le vrai débat réside ailleurs : dans l’application des critères qui déterminent si un joueur doit être sorti définitivement du terrain, ou s’il peut passer par un protocole de suivi.
Bernard Dusfour, président de la commission médicale de la Ligue Nationale de Rugby (LNR), appelle à un durcissement des règles. Il explique : « Il faut plus de “Critères 1”. Je trouve qu’il n’y en a pas assez. Parfois, on fait passer des protocoles pour rien. Quand on voit un joueur rester sonné sur la pelouse pendant quelques secondes, il ne doit pas rejouer ensuite. C’est assez logique. Faire passer le protocole est inutile dans certains cas. »
Les « Critères 1 » correspondent aux signes cliniques qui imposent une sortie définitive, sans aucune discussion possible. Les « Critères 2 », eux, permettent un contrôle médical approfondi et un retour éventuel si le protocole est validé.
La LNR souhaite ainsi que davantage de situations soient classées en « Critère 1 » afin d’éviter que des joueurs souffrant de commotion reprennent le jeu trop rapidement.
À titre d’exemple, lorsqu’un protège-dents connecté détecte un choc important, celui-ci est actuellement considéré comme un « Critère 2 ». Une classification que la LNR aimerait rendre plus stricte pour renforcer la protection des joueurs.







