Le Stade Toulousain joue gros ce samedi à 18h30 face aux Anglais de Sale, dans un match quasi éliminatoire de Champions Cup. Une victoire permettrait au club français de terminer deuxième de sa poule, tandis qu’une défaite, combinée à une victoire des Sharks contre Clermont, entraînerait une élimination prématurée. Un scénario impensable pour l’arrière Thomas Ramos.
Interrogé sur les « trous d’air » contre les Saracens, Ramos pointe « un manque de stratégie à un certain moment, un manque d’agressivité et de caractère à un autre. On a été incapables de produire du jeu dans des conditions climatiques difficiles. » Il déplore un sursaut d’orgueil qui fait défaut, « c’est dommageable pour la suite de cette compétition. »
Quand on l’interroge sur la force de caractère de l’équipe, il refuse de douter. « On est compétiteurs. Certes, deux revers sont durs à digérer, mais on continue à se remettre en question. C’est un club très observé, analysé, qui donne envie à ses adversaires de sortir le match de l’année. Je n’ai aucun doute sur la compétitivité et l’envie de viser toujours plus haut. »
Pour expliquer les difficultés à l’extérieur, notamment face aux Saracens ou Glasgow, il souligne la motivation des équipes adverses, qui célèbrent ces victoires comme des triomphes majeurs. « Ces équipes y mettent tout. De notre côté, on manque de constance cette saison à l’extérieur. Il faudra être plus concentrés et plus alertes ce samedi. »
Sur la semaine d’entraînement, Thomas Ramos indique un changement de format, mais surtout une motivation renforcée : « On est tous motivés à ne pas vouloir regarder la fin de cette compétition à la télé. »
L’excitation est bien présente pour ce match décisif, « c’est un match éliminatoire qui arrive tôt dans la saison. Cela nous remet en alerte et redonne de l’excitation au quotidien. »
À propos d’une remise en question personnelle et collective, le joueur rappelle qu’elle est constante : « Je me remets en question depuis dix ans. Il faut sans cesse chercher à progresser, peaufiner les petits détails et être irréprochables, notamment dans nos phases défensives dans les 10-15 derniers mètres. »
Quand il évoque le poids de sa génération, Ramos anticipe la reconnaissance future : « Quand cette génération s’arrêtera, les gens réaliseront ce qu’elle a réussi. Peut-être qu’aujourd’hui certains s’en lassent, mais bientôt ils diront : ‘mince, dommage qu’ils ne soient plus là’. »
Pour lui, une élimination en phase de poule serait clairement « catastrophique ». « Le Stade Toulousain doit être compétitif dans toutes les compétitions, avec l’effectif et les ambitions que nous avons. On ne peut pas se permettre une défaite demain. »
Face aux critiques liées au palmarès du club et aux résultats récents, Ramos comprend les interrogations, mais souligne que « nous aussi, dès qu’on perd, on se pose des questions. La frustration est là et on veut rebondir, pas seulement ce week-end, mais durablement. »
Il relativise aussi la demande d’indulgence. « Quand on a habitude de la constance et des résultats, deux défaites en Champions Cup interrogent. Peut-être qu’on demande un peu plus d’indulgence, mais surtout une réaction rapide et durable jusqu’à la fin de la saison. »
Enfin, interrogé sur la remarque d’Ugo Mola, le manager toulousain, qui a qualifié l’équipe d’« ordinaires » dimanche dernier, Ramos préfère ne pas commenter.
Le Stade Toulousain sait désormais que la moindre erreur pourrait lui coûter cher dans cette Champions Cup. Une épreuve qui commence à se resserrer dangereusement pour le club toulousain.







