À peine arrivé au FC Grenoble, Pierre Caillet se retrouve mêlé à une affaire judiciaire délicate. L’ancien entraîneur de Béziers et son ex-compagne s’accusent mutuellement de violences et de menaces, donnant lieu à une série de plaintes croisées.
Recruté début janvier comme adjoint de Jeff Dubois en Pro D2, le staff grenoblois est désormais au cœur d’une polémique extra-sportive. Selon une enquête de *L’Équipe*, le technicien de 45 ans fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences conjugales déposées par son ancienne compagne, la première datant du 4 septembre 2025.
Cette dernière dénonce des agressions physiques répétées, parfois devant témoins, y compris leurs enfants, ainsi que des menaces de mort. Elle évoque également une consommation régulière de stupéfiants de la part de Pierre Caillet, supposée aggraver son comportement agressif.
De son côté, l’entraîneur nie ces accusations et a déposé plainte à son tour. Mis en garde à vue à l’automne dernier, tout comme son ex-compagne, il l’accuse de violences et de menaces graves. Cette dernière reconnaît des propos véhéments, affirmant néanmoins avoir été victime d’”un harcèlement quasi permanent”.
L’affaire a pris une nouvelle tournure en décembre, avec un complément de plainte de l’ex-compagne pour harcèlement téléphonique et usurpation d’identité. Elle suspecte Pierre Caillet d’avoir créé un faux profil Tinder à son nom, utilisant sa photo et des descriptions provocantes, ce qui a ravivé son inquiétude.
Ce dossier s’inscrit dans un passif judiciaire déjà trouble pour Pierre Caillet. En 2024, alors qu’il était à Béziers, il avait été mis en cause par le procureur de la République pour avoir tenté de dissimuler des violences conjugales commises par l’un de ses joueurs, Taleta Tupuola.
La prochaine étape judiciaire est fixée au 16 février, date à laquelle les deux parties seront convoquées pour une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). En cas de refus ou de désaccord, l’affaire sera renvoyée devant le Tribunal correctionnel.
Contacté, Pierre Caillet n’a pas souhaité faire de commentaires.
Affaire à suivre…






