Dans un stade Aimé-Giral métamorphosé en arène infernale sous une météo apocalyptique, l’USAP a décroché samedi son billet pour les huitièmes de finale de la Challenge Cup. Au terme d’un scénario irrespirable, les Catalans ont tenu en échec les Lions sud-africains (20-20), s’offrant ainsi un printemps européen historique malgré une situation délicate en championnat.
**Une mission de survie dans la tempête**
L’objectif des hommes de Laurent Labit était clair : ne surtout pas s’incliner pour poursuivre leur aventure européenne. Sous une pluie torrentielle et des rafales de vent violentes – le département étant en vigilance pluie-inondation – les Perpignanais ont réalisé leur mission. Ce match nul, arraché avec courage, permet à l’USAP d’enchaîner une quatrième réception consécutive sans défaite dans son antre.
Malgré des conditions climatiques extrêmes, les deux équipes ont refusé de céder à un simple duel de jeu au pied. Dès l’entame, Aucagne ouvrait le score avec réussite (3-0, 3e). Pourtant, les Sang et Or auraient pu creuser l’écart plus tôt si une passe légèrement trop en retrait à destination d’Aprasidze (7e) et un ballon perdu à cinq mètres de l’en-but (15e) n’avaient pas laissé les Lions en vie.
**Le réalisme froid des Lions**
Si Perpignan dominait territorialement, les Sud-Africains ont fait preuve d’un opportunisme implacable. Leur première incursion sérieuse dans les 22 mètres perpignanais se soldait par un maul dévastateur, transformé en essai de pénalité (3-7, 21e). Double sanction pour les Catalans : Ruiz écopait d’un carton jaune sur l’action. À quatorze, l’USAP encaissait une pénalité distante, laissant les Lions s’échapper au score (3-10, 24e).
**L’éclair de génie d’Oviedo**
Dos au mur et submergés par la pression, les Perpignanais ont trouvé les ressources mentales pour ne pas sombrer. À la 29e minute, après une séquence de possession intense, Joaquin Oviedo décidait de forcer le destin. Dans un numéro individuel impressionnant, le troisième ligne argentin brisait trois plaquages adverses avant de s’écrouler dans l’en-but (10-10).
Ce bras de fer, qui a tenu les supporters en haleine jusqu’aux dernières secondes, offre une bouffée d’oxygène à un club encore engagé dans la lutte pour son maintien en Top 14.
Qualifiée, l’USAP devra désormais affronter un ogre en huitièmes de finale : la meilleure équipe de la phase de groupes.







