L’Aviron Bayonnais a frôlé l’exploit ce samedi à Jean-Dauger en Champions Cup face au Leinster. Pour la 4e journée de la compétition européenne, les Basques ont livré une prestation convaincante en s’inclinant 13 à 22 contre les Irlandais, pourtant favoris.
À l’issue du match, le capitaine bayonnais Arthur Iturria a fait part de sa fierté malgré la défaite. « Malgré la défaite, je pense que nous avons retrouvé quelque chose que nous n’avions plus, ou que nous avions perdu depuis quelque temps… Il y a eu la mentalité de batailler à chaque instant, la volonté de batailler les uns pour les autres. C’est banal, mais ces derniers temps, nous n’arrivions pas à le faire. Après, retrouver ça sur des matchs importants, c’est presque facile. Maintenant que nous avons mis la barre là, nous nous devons de faire pareil le week-end prochain. Si nous réalisons ce genre de prestation, au moins sur le plan défensif, je pense que nous serons difficiles à battre. »
Le leader du groupe a également souligné l’évolution du collectif : « Je suis satisfait de la mentalité du groupe, qui a su bien faire des choses simples. Il y a eu des temps morts et nous étions tous réunis. Il y a deux ou trois semaines, il fallait que je gueule. Là, tout était clair et ça me rassure. Depuis un mois, j’avais des craintes, parce qu’on s’éparpillait beaucoup. Là, les mecs ont répondu présent, nous avons bien joué en équipe et il faudra le refaire. »
Iturria admet que la crainte d’une correction face au Leinster planait avant la rencontre : « Oui, la crainte était présente quoiqu’il arrive. L’implication individuelle était différente du match d’avant. C’était presque la même équipe que face à Montpellier. Maintenant que nous avons montré à tout le monde que nous pouvions le faire, nous nous devons de le refaire. Je me répète, mais se transcender face au Leinster, c’est presque plus simple que sur d’autres matchs… »
Le capitaine pointe aussi les limites actuelles du club, fortement touché par les blessures : « Oui, mais ça prouve que nous ne pouvons pas aller plus loin, non plus, en l’état. Nous avons beaucoup de blessés et pour viser les sommets de l’Europe, il faut être très équipé tout au long de l’année. Il nous manque encore quelque chose, nous avons fait deux matchs presque aboutis, que nous avons perdus à la 70e ou 75e. Nous prenons deux danses à l’extérieur, mais je pense que nous pourrons retirer du positif à certains moments. Après, c’est sûr que la marche était trop haute. Il faut en avoir conscience… »
Enfin, il a regretté les tensions internes qui plombent le club : « Honnêtement, je pense que ça nous chagrine de jouer comme ça actuellement. Nous avons tous à cœur de montrer autre chose, pour nos supporters. Ce qui se passe en dehors, ça ne nous regarde pas. Peut-être que ça apaisera certaines tensions, mais à l’intérieur du groupe, il faut que l’on élève les standards et notre niveau, car ce qu’on maîtrise mieux, c’est le terrain. »
Le message est clair : pour espérer franchir un cap en Europe, l’Aviron Bayonnais devra continuer à se serrer les coudes et relever ses exigences collectives.







