À moins de deux ans de la Coupe du monde 2027 en Australie, la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby (LNR) ont acté un tournant stratégique majeur avec la signature d’une nouvelle convention, valable jusqu’en 2032. Cette alliance offre à Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France, une liberté inédite dans la gestion des internationaux, en remplaçant les quotas rigides par une confiance basée sur des échanges individuels avec les clubs.
Après neuf mois de négociations, les deux institutions se sont entendues autour d’un objectif commun : renforcer la performance globale du rugby français, de l’amateur au professionnel. Yann Roubert, président de la LNR, a souligné dans un entretien à Midi Olympique cette vision collective : « Il y avait, déjà, un chapeau commun sur lequel nous étions d’accord, à savoir œuvrer pour le rugby français, amateur et professionnel, dans son intégralité. En ce sens, nous avons trouvé un accord garant de la responsabilité et de la performance de notre sport. »
De son côté, Florian Grill, président de la FFR, a mis en avant l’ampleur de cet accord : « Ce furent neuf mois de discussion. Le chapeau dont Yann parle, c’est le rugby amateur, le rugby professionnel, le rugby dans le monde, les équipes de France et la santé des pratiquants. Nous sommes tellement contents du résultat que cette convention LNR-FFR courra même jusqu’en 2032. Le modèle est gagnant-gagnant. »
Sur la question cruciale de la disponibilité des internationaux, la convention marque une rupture nette avec les anciens modèles contraignants. Les quotas stricts laissent désormais place à un dialogue personnalisé entre le sélectionneur et les managers du Top 14. Yann Roubert explique : « Plutôt que de définir des quotas de manière empirique, nous allons faire confiance, pour les échéances internationales à venir, aux échanges entre le sélectionneur et les managers de Top 14. »
Florian Grill précise la méthode : « On ose la confiance tout en réfléchissant à la santé des pratiquants, à base de datas, de chiffres, de choses prouvées. » Cette approche, mêlant confiance et rigueur scientifique, vise à préserver les joueurs tout en offrant au sélectionneur la meilleure marge de manœuvre.
Avec le lancement du Championnat des Nations à l’été 2026, cette flexibilité pourrait permettre à Fabien Galthié de faire appel à un groupe proche de son potentiel maximal, même lors des déplacements dans l’hémisphère sud. Yann Roubert se montre optimiste : « On veut à la fois une belle finale de Top 14 fin juin et une équipe de France jouant la victoire dans le Championnat des Nations. »
En instaurant un cadre inédit fondé sur la confiance, la concertation et la responsabilisation des acteurs, la FFR et la LNR mettent Fabien Galthié dans une position idéale pour préparer les grandes échéances internationales. Ce nouveau pacte pourrait bien être l’arme majeure pour conquérir un premier titre mondial, un défi historique pour le rugby français.







