Ce samedi, pour la 15ème journée du Top 14, l’USAP reçoit Montauban au Stade Aimé-Giral dans un duel crucial pour ces deux équipes en difficulté depuis le début de la saison. La pression est à son comble : le perdant se retrouvera dans une position très délicate pour la suite du championnat.
Le manager catalan Laurent Labit a souligné l’importance de ce rendez-vous dans une interview accordée à L’Équipe. « Oui, c’est un match très important, comme tous les matches à domicile. On a un petit peu renversé la pression au classement. Le fait d’avoir quitté la quatorzième place rend la présentation du match un peu différente. Si on était dernier, on n’aurait pas d’autre choix que d’envisager la victoire. Mais c’est un match que l’on doit gagner, pour rester sur la dynamique qui est la nôtre à domicile depuis le mois de décembre. On se prépare en conséquence et on sait que pour notre adversaire, c’est réellement une finale. »
Pour Montauban, ce match a en effet valeur de finale, alors qu’ils accusent un retard au classement. « On a deux points d’avance, donc c’est différent. On a d’autres matches qui arriveront derrière… C’est un match très important, bien sûr, comme toutes les réceptions que l’on aura à Aimé-Giral, mais on est dans une dynamique qui nous permet de ne pas avoir une mauvaise pression sur les épaules, c’est-à-dire la pression du résultat. Notre pression, c’est celle de notre process, de ce qu’on fait cette semaine pour aller chercher la victoire, comme on l’a fait ici contre Newport (41-17, le 7 décembre), contre Clermont (26-20, le 20 décembre), contre Toulouse (30-27, le 3 janvier) et le week-end dernier contre les Lions (20-20). »
Labit a également mis en avant l’effet positif de la victoire face au Stade Toulousain, qui pourrait galvaniser son équipe avant ce choc. « Oui, bien sûr… Ils ont démarré leur match contre Clermont (le 3 janvier) en voyant notre résultat contre Toulouse. Ça les a forcément touchés, parce que quand vous jouez le maintien, vous savez que les points valent très chers et ce n’est pas la même chose d’avoir un retard à rattraper et de gérer une avance au classement. Ils savent que ça passe forcément pour eux par une performance ici. Sinon, avec 6-7 points de retard, ils savent bien sûr que sur les matches qui restent, ça sera difficile. »
Enfin, le manager insiste sur les axes de progression encore nécessaires pour son équipe : « On voit bien sûr que l’équipe a du caractère, que l’état d’esprit est bon, que ça ne lâche rien et les joueurs ont compris que c’est le minimum quand on joue à Perpignan. Mais il y a encore du travail sur notre jeu. On doit arrêter de se mettre en difficulté sur des situations simples et faciles à gérer et marquer quand il le faut. On doit être en capacité de faire un match régulier, constant pendant 80 minutes. On a toujours eu des trous d’air qui nous ont remis en difficulté, comme face à Toulouse par exemple, où après une très bonne entame de match, on a pris un courant d’air de quasiment 30 minutes et c’est absolument ce qu’il faut éviter sur un match comme celui qui nous attend samedi. »
Ce samedi, tout sera joué au Stade Aimé-Giral dans une ambiance tendue où chaque point pris comptera double pour l’avenir des deux formations.







