Le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, s’est confié dans les colonnes du journal *L’Équipe* à l’approche du Tournoi des Six Nations. Il a notamment évoqué le retour très attendu d’Antoine Dupont en équipe nationale.
« Je suis très heureux de le voir dans cet état », déclare Galthié, saluant le travail rigoureux accompli par le demi de mêlée pour soigner sa blessure au genou. « Pour avoir vécu une blessure similaire, je voulais savoir quel était son ressenti. Et je suis bluffé par rapport à l’état de son genou. Antoine a bien fait des choses. Moi je m’étais enfermé au CERS (Centre européen de rééducation du sportif, à Capbreton). Lui non. Il a voyagé dans le monde entier. Chapeau sur le protocole, le choix du chirurgien, le choix de la rééducation, l’approche psychologique qu’il a eue avec son club. »
Le sélectionneur souligne également l’exemplarité du parcours de rétablissement du joueur : « Il semble avoir traversé cette période-là de manière idéale. C’est important, comme la fraîcheur qu’il va avoir. Car ce qui permet aujourd’hui à nos joueurs de bien récupérer, c’est la blessure… D’ailleurs en novembre, ceux que j’ai sentis les plus en forme étaient Anthony Jelonch et Charles Ollivon (tous deux revenus d’une lourde blessure à un genou). »
Fabien Galthié annonce par ailleurs qu’Antoine Dupont sera le capitaine du XV de France pour ce Tournoi : « Un grand potentiel à tous les niveaux. Je vous l’annonce, il sera notre capitaine. Ne tombez pas de votre siège en arrière ! (Rires) On est en train de parler de lui et la Tour Eiffel se met pile à scintiller d’un coup ! (Il montre au loin le monument qui s’illumine). Même la Tour Eiffel est fan d’Antoine Dupont ! »
Le sélectionneur détaille sa vision du rôle de capitaine et de la stratégie d’équipe : « Dans cette équipe, on arrive à avoir une discussion avec les responsables du jeu. Ils ont besoin de savoir pourquoi on fait les choses. Et nous, on a besoin d’être clairs, transparents et pédagogues, de créer un réflexe à la fois collectif et individuel. »
Il insiste sur l’importance de la stratégie et de la discipline sur le terrain : « Notre obligation est d’être bon sur la stratégie qu’on va proposer. On doit trouver où, quand et combien de fois vont se produire les événements sur le terrain et quels sont les événements les plus nombreux. Puis comment faire pour qu’ils se terminent de manière positive, par exemple sur la ligne de hors-jeu. Dans la zone 22-22, on doit améliorer notre position défensive. » Plus ferme, il conclut : « On ne peut pas se faire prendre hors-jeu. Pourquoi se fait-on prendre autour des rucks ? »







