L’US Dax à la croisée des chemins : René Bouscatel pressenti pour sauver le club
Plongé dans une crise sportive et financière sans précédent, l’US Dax joue ce vendredi une partie décisive de son avenir. En difficulté en Pro D2 où il occupe une inquiétante 14e place, le club landais pourrait voir revenir une figure historique du rugby français pour redresser la barre.
René Bouscatel, ancien président du Stade Toulousain pendant un quart de siècle et ancien patron de la Ligue nationale de rugby, est pressenti pour prendre les commandes du directoire dacquois. Ce choix de poids vise à « stabiliser un club » en grande difficulté et à « éteindre l’incendie dans la cité thermale ».
Un accord capital a été esquissé ce jeudi 22 janvier lors d’une réunion à Bordeaux réunissant les actionnaires. Selon Sud-Ouest, un terrain d’entente s’est dégagé entre Thomas Médina, président par intérim, et René Bouscatel. Pour Médina, l’essentiel est clair : « Mon seul objectif est d’aider le club, et s’il fallait le quitter, je serais prêt à le faire ». Un proche du dossier insiste : « On avance, mais tout n’est pas encore fait. L’objectif reste que tout le monde signe cette feuille de route ».
Autre élément clé du dossier, Benjamin Gufflet, président démissionnaire, pourrait finalement réinvestir pour soutenir financièrement l’USD. Malgré la controverse autour de sa gestion, il demeure indispensable. « Tout le monde lui a craché dessus. Il y a des griefs parfaitement fondés. En revanche, il est difficile de lui faire un procès aujourd’hui, car c’est lui qui paie », rappelle un observateur du club.
Pourquoi miser sur Bouscatel ? À 79 ans, son expérience est jugée cruciale pour rassurer les gendarmes financiers du rugby, l’A2R, qui a déjà infligé un sévère retrait de 14 points au club cette saison. Il s’agit d’envoyer un signal fort pour prouver que Dax reste une « maison sérieuse et bien gérée ». Dans les coulisses du stade Maurice-Boyau, on confirme : « L’idée est d’apporter de la stabilité, un peu de neutralité, et de rassurer les instances comme le monde du rugby ». Bouscatel entend s’investir pleinement, « plusieurs jours par semaine à Dax », afin d’être proche des joueurs et des partenaires. Tous s’accordent à mettre « leur ego de côté » pour éviter que « la santé et la survie d’une entreprise » ne soient compromises.
Sur le terrain, la situation est critique. Le manager Vincent Etcheto doit composer avec une incertitude chronique, rendant impossible toute planification pour la saison prochaine. À quelques heures d’un match crucial contre Biarritz, il déplore : « Nous avons des joueurs en fin de contrat que l’on ne peut pas faire resigner, car on n’a aucune lisibilité sur la suite ».
Ce vendredi après-midi, au stade Maurice-Boyau, la fumée blanche doit absolument surgir. Dans le cas contraire, c’est l’avenir même de l’US Dax qui se trouve gravement menacé.







