Malgré un impressionnant bilan de dix victoires pour seulement trois défaites en 2025, Scott Robertson a été officiellement démis de ses fonctions de sélectionneur des All Blacks. Ce choix radical, imposé par le président de la Fédération néo-zélandaise David Kirk, illustre, selon Fabien Galthié, les méthodes parfois brutales en vigueur en Nouvelle-Zélande.
Un « brouhaha » au milieu du déjeuner
Interrogé sur ce départ soudain, le sélectionneur du XV de France a partagé un souvenir marquant révélateur du manque de tact de la Fédération néo-zélandaise. En 2023, lors d’un forum mondial, il avait été témoin direct de l’éviction du précédent entraîneur, Ian Foster, en plein milieu de la journée.
« Vers midi, je suis dans un atelier. On vient le voir, on lui montre et il apprend que Scott Robertson est nommé à sa place. Ils avaient commencé la préparation de la Coupe du monde qui avait lieu quelques mois plus tard. La politique fédérale néo-zélandaise n’aide pas son équipe nationale. C’est mon point de vue. Je n’ai pas trouvé ça adroit. » confie Fabien Galthié dans les colonnes de L’Équipe.
« Ils assument, c’est leur problème »
Pour le patron des Bleus, ces décisions prises en plein mandat ou juste avant des échéances majeures sont contre-productives pour les joueurs et l’encadrement. S’il reconnaît la souveraineté de chaque fédération, il ne cache pas son étonnement face à une telle instabilité.
« Aujourd’hui, je ne connais pas les raisons du départ de Scott Robertson. Ils prennent des décisions et les assument. C’est leur problème », tranche-t-il, tout en saluant la dignité des entraîneurs victimes de ces méthodes : « Il avait eu une réaction très classe, il ne s’était pas étendu. J’ai juste senti un brouhaha autour de lui. »
Un miroir tendu au rugby français
Ces propos résonnent particulièrement alors que Fabien Galthié s’apprête à lancer le Tournoi des Six Nations avec une équipe de France elle-même en pleine mutation. En critiquant la « politique fédérale » néo-zélandaise, il défend implicitement la nécessité d’une certaine stabilité et d’un temps long pour construire une équipe capable de l’emporter.
Alors que les All Blacks cherchent un nouveau guide, Fabien Galthié affiche, lui, une détermination intacte à protéger son groupe des turbulences politiques, préférant concentrer son énergie sur le terrain et l’affrontement imminent contre l’Irlande.







