À l’approche du Tournoi des Six Nations, le Stade Toulousain s’apprête à enclencher son mode « rouleau compresseur ». Avec deux réceptions consécutives contre Pau puis Bayonne, les champions de France tiennent une occasion en or de creuser l’écart en tête du Top 14. L’objectif est clair : bâtir une avance suffisamment confortable pour résister à l’absence de leurs internationaux.
**Ernest-Wallon, véritable forteresse**
Ce week-end, recevoir le dauphin palois n’est pas simplement un choc, c’est une opportunité de marquer les esprits et d’asseoir une domination incontestable. À domicile, le Stade Toulousain affiche des statistiques impressionnantes : 34 points sur 35 possibles et une moyenne étourdissante de 49 points marqués par match. Demandez à La Rochelle (60-14) ou à Sale (77-7) pour s’en convaincre.
Sébastien Piqueronies, manager de la Section Paloise, ne cache pas l’ampleur de la tâche qui attend son équipe : « On les prend chez eux où ils mettent des branlées à tout le monde et au moment où ils sont le plus forts avec tous leurs internationaux ». Le constat est sans appel : « Le Stade Toulousain a de l’avance sur tout le monde et sur nous en particulier ».
**Le dernier baroud d’honneur avant la pause**
Cette rencontre face à Pau représente la dernière occasion de voir l’effectif toulousain au complet avant la période de doublons liée au Tournoi. Après le coup d’arrêt subi à Perpignan, les Rouge et Noir veulent assurer une fin d’année en beauté et offrir un cadre rassurant aux jeunes joueurs qui prendront le relais.
Le pilier Rodrigue Neti insiste sur l’importance de bien finir : « C’est très important de bien terminer pour laisser la confiance à ceux qui restent », tout en pointant la difficulté à maintenir la concentration après un succès : l’équipe a parfois « tendance à s’éparpiller après un bon résultat ».
**Assurer sa place au sommet**
Le classement parle de lui-même : en remportant ces deux rencontres à domicile, Toulouse s’assurerait presque une place dans le top 2 à l’issue de la phase régulière, synonyme de qualification directe en demi-finale.
David Mélé, entraîneur des skills, résume la situation : « Beaucoup de joueurs ne seront pas là la semaine prochaine donc ils doivent partir par la grande porte. C’est important pour les jeunes qui vont jouer. Ce match est capital au vu du classement des deux équipes même si on n’a pas plus insisté que ça sur l’aspect comptable ».
En clair, Toulouse veut « tuer le game » dès ce soir. Si tout se passe comme prévu, les champions de France passeront le reste de l’hiver à observer la meute se battre pour les miettes, confortablement installés sur leur trône.







