Le Stade Toulousain active son plan « doublons » pour pallier les absences liées au Tournoi des Six Nations. Alors que les cadres du XV de France mobilisent les forces vives rouges et noires, l’entraîneur Ugo Mola fait revenir ses jeunes talents. Après l’ouvreur Valentin Delpy, c’est au tour de Raphaël Portat, espoir formé au club et actuellement prêté à Provence Rugby, de réintégrer le groupe pour les deux prochaines semaines.
Ce retour n’est pas une surprise. Le troisième ligne de 22 ans, déjà appelé en renfort en novembre dernier pour compenser l’absence de joueurs clés comme François Cros, Anthony Jelonch ou Thibaud Flament, continue d’apporter son soutien en Top 14. Auteur d’une prestation XXL face à Aurillac (26-10) vendredi dernier, Portat a confirmé la nouvelle à Midi Olympique : « Je vais retourner à Toulouse pour les deux prochains matchs de Top 14. »
Face à une véritable hémorragie en troisième ligne, cette décision s’impose comme une nécessité pour le staff toulousain.
Pour Raphaël Portat, ce système de navette entre la Pro D2 et la Top 14 est une véritable opportunité d’apprentissage. « Avant tout, je vois ce prêt à Aix comme une chance. J’ai plus de temps de jeu. J’apprends beaucoup, notamment sur les contacts et les plaquages. Maintenant, c’est aussi une chance de retourner avec Toulouse. Je prends ce qu’il y a à prendre. Ce n’est vraiment pas compliqué », explique-t-il avec maturité.
Au-delà de l’aspect sportif, c’est aussi l’émotion qui guide ce retour. Ce pur produit de la formation haut-garonnaise se réjouit de retrouver « les copains » et ses racines. « Je suis vraiment heureux de jouer à Provence Rugby. Maintenant, je suis content de retrouver des amis d’enfance à Toulouse. Tu joues, en plus, dans une équipe de très haut niveau. Dans tous les cas, c’est top pour moi », confie-t-il avec émotion.
Raphaël Portat sera intégré dès lundi au groupe du champion de France en titre, avec l’ambition d’apporter sa puissance et sa fraîcheur acquises sur les terrains de Pro D2 pour les prochaines échéances.







