C’est un séisme sur les bords de la Nive. Invaincu à domicile en championnat depuis juin 2024, l’Aviron Bayonnais a vu sa forteresse s’effondrer ce samedi soir face au Castres Olympique (10-13).
Sous une pluie battante et dans un froid glacial, les Basques ont non seulement perdu leur invincibilité, mais s’enfoncent aussi dans une crise de résultats qui fragilise désormais l’édifice sportif.
### Une dégringolade au classement
Avec un seul succès en six rencontres, les « Ciel et Blanc » pointent désormais à une inquiétante onzième place. Si le top 6 reste mathématiquement accessible, la dynamique actuelle interroge. Après avoir déjà « secoué le cocotier » début janvier en intégrant l’ancien capitaine Jean Monribot pour renforcer la touche, le président Philippe Tayeb pourrait envisager d’aller plus loin.
Interrogé sur d’éventuelles conséquences pour l’encadrement technique, le capitaine Arthur Iturria n’a pas caché son inquiétude dans Midi Olympique :
« J’espère que cette défaite n’aura pas de conséquences. Ce ne serait peut-être pas la meilleure manière de finir la saison. Qu’on le veuille ou non, ça bouleverse un peu la sérénité d’un groupe. Après, je ne suis pas à la place des dirigeants. On doit se concentrer sur nous, se dire les choses qu’on a à se dire et que ça ne sorte pas du groupe. C’est le principal pour moi. »
### Grégory Patat refuse le débat
Au cœur des spéculations, le manager Grégory Patat, qui a récemment prolongé son contrat jusqu’en 2028 malgré une cohabitation parfois commentée avec Laurent Travers, a préféré couper court à toute polémique médiatique.
Visiblement marqué par le scénario du match, le technicien gersois a été catégorique :
« Ce n’est pas à moi de parler de ça. Je veux me concentrer sur mon rugby avec mon staff, mes joueurs. Je ne veux pas débattre là-dessus. »
### L’ombre de l’instabilité
Alors que Bayonne semblait avoir trouvé une stabilité rare ces dernières saisons, ce revers « historique » à domicile face à un concurrent direct comme Castres redistribue les cartes.
La réception prochaine du Racing 92 s’annonce déjà comme un tournant : une nouvelle contre-performance à Jean-Dauger pourrait contraindre la direction à prendre des décisions fortes.







