Le règne de l’Aviron Bayonnais à Jean-Dauger a pris fin samedi, mettant fin à une série impressionnante de 19 mois d’invincibilité en Top 14 sur sa pelouse. Battus 17-28 par un Castres Olympique plus pragmatique, les Basques vivent un véritable séisme, symbolisant la fin d’une période dorée mais aussi l’émergence de failles inquiétantes au sein de l’équipe.
« Cette défaite nous pendait au nez », concède sans détour le capitaine Arthur Iturria, lucide face à la réalité. « On savait que la petite étoile, qu’on avait au-dessus de nous, allait forcément s’arrêter un jour. Il n’y a pas toujours un essai à la 80e pour te sauver. » Cette fois, le scénario habituel du sauvetage dans les derniers instants, devenu une marque de fabrique à Jean-Dauger, n’a pas eu lieu.
Sous une pluie battante, Bayonne a été dominé dans des secteurs clés qui constituaient jadis ses forces : la conquête et l’intensité. Une domination adverse reconnue avec fair-play par le manager Grégory Patat : « Nous sommes tombés sur plus forts. »
Le bilan est désormais plus que préoccupant. Avec sept défaites sur les huit derniers matchs, l’Aviron glisse dangereusement à la onzième place du classement. L’irrégularité chronique en touche et dans le jeu courant pèse lourd sur une équipe qui semblait jusque-là vivre sur ses acquis à domicile.
Pourtant, au cœur du doute, le capitaine garde l’espoir : « Peut-être que cette défaite va nous faire du bien. » Reste à espérer que ce revers serve d’électrochoc. Pour éviter une fin de saison stressante et anonyme, Bayonne doit impérativement retrouver ses fondamentaux : une conquête solide et un jeu de ballons portés capable de déstabiliser les défenses adverses.
Le prochain déplacement s’annonce déjà comme un test de caractère pour un groupe qui n’a plus rien à perdre, mais tout à prouver.







