Ce dimanche soir à 21 h 05, le stade Marcel-Michelin accueillera une rencontre cruciale entre deux géants du Top 14 en quête de stabilité : l’ASM Clermont et le Stade Rochelais. À égalité de points (36) et aux portes du Top 6, les deux clubs affrontent une période marquée par une instabilité chronique et une hécatombe de blessures.
Pour les Maritimes, l’enjeu est double : ils doivent non seulement lancer véritablement leur saison, mais aussi briser une malédiction tenace en Auvergne, où ils ne se sont jamais imposés.
**La Rochelle : un casse-tête d’automatismes**
Sous la direction de Ronan O’Gara, le staff rochelais doit jongler avec un effectif constamment modifié. La statistique est parlante : en 18 matchs cette saison, La Rochelle n’a jamais aligné deux fois la même composition. La charnière constitutive de Nolhann Couillaud et Antoine Hastoy est déjà la septième association différente depuis le début de la saison, tandis que la paire centre Seuteni-Séguret incarne la huitième formule testée.
Cette instabilité, subie plus que choisie, affecte le moral des joueurs. Comme l’explique Jules Favre dans les colonnes de La Dépêche : « Ça met un petit coup au moral, à chaque fois, de se dire « on a perdu lui, et lui ». Un coéquipier blessé, c’est une arme en moins, moins de concurrence, d’émulation, ça se ressent peut-être le week-end ».
**Christophe Urios dénonce un « piège »**
De son côté, le manager clermontois Christophe Urios rejette l’idée de voir La Rochelle diminué. Selon lui, le discours sur les nombreuses absences, qui touchent notamment des cadres tels que Will Skelton ou Nolann Le Garrec, relève d’une stratégie de communication.
« Penser qu’ils sont diminués serait une grosse erreur. Ce sont des messages qu’ils font passer, et qui sont repris ensuite », a averti Urios, préférant insister sur l’importance capitale de ce duel pour la suite du championnat.
**Une « spirale » à briser**
Malgré une quinzaine d’absents et une série de blessures qui touchent toutes les lignes du Stade Rochelais, Jules Favre reste confiant dans les capacités de son groupe à réaliser un exploit historique en Auvergne.
« Les mecs enchaînent, du coup c’est un peu la spirale. Mais bon, on a de la qualité quand même, on a des ressources pour faire un gros match », affirme le trois-quarts rochelais. Entre une ASM capable du meilleur comme du pire et un Stade Rochelais en quête de repères solides, le duel s’annonce aussi bien psychologique que physique.







