Ce samedi, l’UBB a concédé une deuxième défaite à domicile cette saison, s’inclinant face au Stade Français Paris lors de la 15ème journée du Top 14. Un revers qui sonne comme une grosse désillusion pour Yannick Bru et ses joueurs.
À l’issue de la rencontre, l’entraîneur bordelais a fait part de ses doutes quant à une éventuelle place dans le top 2. « Ce qu’il nous a manqué, c’est notre début de match, ces 15 premières minutes où on est amorphes, on manque de réactivité sur des couvertures défensives, on est pris de vitesse, on ne gagne pas les rebonds… Plaquages manqués, erreurs de communication… On est acculés dans notre camp. On est menés 14-0 et on a l’impression que le match n’a pas vraiment démarré », a-t-il expliqué.
Selon lui, un déficit d’énergie a pesé sur la performance de l’équipe : « Dès l’échauffement, j’ai senti que ça manquait d’électricité, un peu d’énergie. On a joué dimanche dernier, on est rentrés tard dimanche soir, on a fait une semaine très axée sur la récupération, je pense que c’était le bon choix. Les joueurs ne sont pas des machines et c’est légitime qu’on ait manqué d’énergie contre une bonne équipe du Stade Français, fidèle à ses principes. »
Malgré l’amertume, Yannick Bru entend garder le cap : « On va garder la bonne humeur, la bonne énergie, on va analyser ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. La conséquence comptable, c’est qu’on va s’enlever ce sac de sable sur les épaules en disant “il faut rester dans le top 2”. Parce que le top 2, aujourd’hui, sauf exploit ou accident majeur de nos concurrents, ça ne sera pas possible. Par contre, on va chasser un barrage à domicile. »
Dans le même registre, Jefferson Poirot partage son constat amer : « Il nous a manqué pas mal de choses. Une entame de match, déjà. Ensuite, au courage, on arrive à revenir dans la partie puis après en deuxième mi-temps, on n’arrive pas trop à sortir de notre camp, et la touche nous a fait beaucoup de mal. Il manque pas mal de choses pour un match de ce niveau… »
Le talonneur insiste sur la préparation et l’état d’esprit de ses coéquipiers : « On s’était préparés, en se disant qu’on avait eu une semaine plus light, parce qu’on n’avait pas l’énergie pour être à 100 %. Mais dès l’échauffement, on n’est pas super bien. On essaie de tirer la sonnette d’alarme dès notre retour au vestiaire avant le coup d’envoi mais c’était trop tard. On n’a pas été bon là-dessus. 14-0 dans un match de Top 14 d’hiver, c’est difficile de s’en remettre. »
Pour Jefferson Poirot, il est temps de revoir les objectifs : « La réalité de notre niveau jusque-là, c’est qu’on doit batailler pour un top 6. Il faut revenir à la réalité du terrain. Les cartouches pour le top 2, on les a grillées. La meilleure des choses, c’est d’essayer de se qualifier dans le top 4, et après, on verra… En tout cas, on va batailler partout. Avec toutes les équipes qui sont compactées au classement, notre place dans le top 6 n’est pas assurée, il va falloir se recentrer sur l’essentiel : gagner les matches et ne calculer que “qualification”. »







