Figure emblématique du rugby narbonnais, Jean-Pierre Marrot traverse une épreuve douloureuse : plusieurs drapeaux de sa collection personnelle ont été dérobés dans son jardin, un lieu qu’il avait dédié à sa passion.
À 17 ans, Jean-Pierre a choisi de vivre pleinement aux couleurs orange et noir du Racing Club Narbonnais. Présent à chaque rencontre, qu’il s’agisse des professionnels ou des jeunes, il incarne l’âme des tribunes locales.
Ce dimanche 25 janvier, l’homme, profondément affecté, s’est confié à L’Indépendant : « C’est dingue… Franchement, ce n’est pas bien », déplore-t-il, encore sous le choc.
Pour lui, soutenir le club ne se limite pas à l’équipe première : « D’une façon générale, je ne rate pas un match des équipes du club : les Espoirs, les filles, les cadets ou les minimes. Pour moi, il n’y a pas que l’équipe première à supporter, mais tout un club ».
Jean-Pierre avait métamorphosé son jardin au Jardin du Cheminot en un véritable sanctuaire du rugby, orné de plus de vingt drapeaux représentant de nombreux clubs français. Cette mise en scène symbolisait sa conviction que le rugby est avant tout une grande famille.
Mais cette harmonie a été brisée par un acte de vandalisme. Il déplore la disparition des drapeaux « de Perpignan, du Stade Rochelais, de Vannes, le drapeau breton, le Stade Toulousain… ».
Au-delà de la valeur matérielle, c’est surtout le manque de respect envers son engagement qui le touche profondément : « C’est triste. Il faut respecter les gens. Moi, je partage, je montre, je fais ça par passion. Plus gentil que moi, tu meurs… ».
Aujourd’hui, Jean-Pierre Marrot ne souhaite qu’une chose : retrouver ses drapeaux. Pour ce supporter de toujours, ce vol est une blessure qui remet en cause les valeurs de respect et de convivialité qu’il a toujours défendues sur les terrains.







