Le Tournoi des Six Nations 2026 approche à grands pas et, pour Fabien Galthié, l’atmosphère a radicalement changé. Cette année, le sélectionneur des Bleus se trouve sous une pression inédite. Après avoir obtenu toutes les conditions qu’il réclamait – plus de temps avec ses joueurs et un calendrier aménagé – il n’a désormais plus le droit à l’erreur. Les supporters et les présidents de clubs n’attendent qu’une chose : que la France soulève enfin le trophée.
### Le sélectionneur a obtenu ses conditions
Pendant longtemps, Fabien Galthié s’était plaint du manque de jours de préparation avec ses joueurs avant les grands rendez-vous. Il a fini par gagner son bras de fer contre les clubs, qui libèrent désormais les joueurs plus tôt. Une avancée décisive, mais qui implique une exigence forte : il faut gagner.
En novembre dernier, face aux critiques à propos de son influence sur le rugby français, Galthié s’était défendu avec fermeté :
« Je parle de performance, pas de politique », avait-il déclaré. « Je parle du fait que lorsque nous devons défendre un ballon porté face à l’Afrique du Sud et que le dernier maul que nous ayons eu à défendre remonte à neuf mois en arrière, c’est normal que ce soit difficile. Le reste, vous l’interprétez. […] J’ai conscience de l’écosystème dans lequel je suis et je ne m’en plains pas. »
Aujourd’hui, l’excuse du manque de temps n’est plus valable. Un manager de club l’a confirmé dans Midi Olympique, soulignant l’ampleur de la pression :
« Avec toutes les concessions réalisées, il n’aura plus vraiment le droit à l’erreur. »
### Un pari risqué : se passer des stars
Fabien Galthié a surpris en écartant trois piliers majeurs de l’équipe : Grégory Alldritt, Damian Penaud et Gaël Fickou. Ce choix audacieux pourrait se révéler dangereux si les résultats n’étaient pas au rendez-vous.
Pourtant, la France bénéficie de circonstances favorables. Cette édition du Tournoi verra les Bleus recevoir l’Irlande et l’Angleterre, deux nations dont les joueurs sont encore marqués par la fatigue de la tournée estivale. Historiquement, c’est à ce moment-là que la France a les meilleures cartes en main pour réussir un « Grand Chelem ».
### Le rugby plus populaire que jamais
Le rugby français atteint aujourd’hui un nouveau sommet de popularité : plus de 40 millions de téléspectateurs sont attendus devant les rencontres diffusées sur France 2 et TF1. Tout le pays sera rivé sur les performances de Galthié et de ses hommes.
Conscient de la pression grandissante, le sélectionneur tient à rappeler les défis auxquels son équipe fait face :
« Nos adversaires n’ont clairement pas les mêmes contraintes que nous », a-t-il expliqué à L’Équipe. « Le calendrier des meilleures équipes au monde n’est pas le même que le nôtre. Je le sais depuis que j’ai pris le poste et je fais avec. »
Mais après avoir obtenu les modifications qu’il désirait, Fabien Galthié sait que les Français ne toléreront pas un nouvel échec. Le 5 février, face à l’Irlande, les Bleus devront prouver que leur sélectionneur avait raison de tout remettre en question.







