Un bras de fer s’installe autour du calendrier du rugby français pour les fêtes de fin d’année 2026, opposant vigoureusement la Ligue Nationale de Rugby (LNR) au syndicat des joueurs, Provale. Alors que la date semble lointaine, ce conflit social majeur est déjà palpable dans les coulisses.
Midi Olympique fait le point sur cette confrontation qui illustre les tensions entre impératifs économiques et respect de la vie privée des sportifs professionnels.
**Le projet qui divise : un Noël sacrifié**
La LNR souhaite imposer une journée de championnat le samedi 26 décembre 2026. Une décision lourde de conséquences pour les joueurs :
– **Une reprise précipitée** : les effectifs seraient contraints de débuter les entraînements dès le mercredi 23 décembre.
– **Des congés réduits à peau de chagrin** : seuls deux jours de repos seraient garantis, les 24 et 25 décembre.
– **Un sacrifice familial majeur** : les joueurs réclament au minimum trois jours pleins pour pouvoir rejoindre leurs proches, un enjeu capital notamment pour ceux évoluant loin de leur région d’origine.
**La riposte de Provale : le multiplex dominical**
Pour tenter d’apaiser la situation, le syndicat des joueurs propose une alternative :
– **Reporter les matches au dimanche 27 décembre** pour créer un multiplex.
– **Autoriser un entraînement serein le samedi 26**, après un véritable break familial.
– **Étalement de la programmation**, avec un ou deux matchs envisagés le lundi 28 décembre.
**Canal+, arbitre stratégique de l’audience**
Au cœur de ce bras de fer, le diffuseur Canal+ suit de près l’évolution du dossier. La période des fêtes est en effet un moment capital, générant traditionnellement des audiences records pour la chaîne.
Si la LNR perçoit cette période comme un levier économique indispensable, les joueurs marquent clairement leur opposition, faisant de leur temps de Noël une « ligne rouge infranchissable ». Le dialogue entre syndicats et instances est actuellement qualifié de « tendu voire crispant », laissant présager une confrontation intense dans les mois à venir.






